Hafawa Rebhi
03 Septembre 2017•Mise à jour: 03 Septembre 2017
AA / Hyderabad (Inde) / Selman Tür
Un membre du Conseil suprême de l’organisation indienne Jamaat-e-Islami Hind, Abdul Jabbar Siddiqui, a appelé l'Organisation des Nations Unies à prendre les mesures nécessaires pour résoudre le problème de l’état d'Arakan au Myanmar.
Le responsable indien a indiqué à Anadolu que les massacres commis par l'armée du Myanmar contre les musulmans Rohingyas à Arakan étaient inacceptables. Il est notamment revenu sur le calvaire des Arakanais, lequel avait commencé en 1956. Les bouddhistes extrémistes avaient alors pris le pouvoir et procédé à l’expulsion et à la discrimination systématique des musulmans Rohingyas. Ceux-ci, attachés au Myanmar par une histoire de plusieurs centaines d’années, avaient refusé de quitter leurs terres et leur patrie, a-t-il expliqué.
Selon Siddiqui, la pauvreté du Myanmar et le dysfonctionnement de ses systèmes de santé et d’éducation ont empiré davantage le situation des musulmans Rohingyas, souvent apatrides et privés de leurs droits humains basiques.
Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar a commis des violations massives des droits de l'homme dans la province du nord d'Arakan, en utilisant une force excessive contre les musulmans Rohingyas, selon les médias.
Le 28 août dernier, le Conseil Européen Rohingya (CER) a annoncé qu’entre deux mille et trois mille musulmans avaient été tués dans les attaques de l'armée birmane sur l'état d'Arakan, en moins de trois jours.
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé aujourd’hui, dimanche, que le nombre de réfugiés Rohingya ayant fui l’état d'Arakan pour le Bangladesh voisin est passé à 73 mille depuis le 25 août.