Nour Mahd Ali Abu Aisha
29 Janvier 2018•Mise à jour: 30 Janvier 2018
AA/Gaza (Territoires palestiniens)/Nour Abu Aisha
Le ministère palestinien de la Santé a annoncé, lundi, la suspension des services de santé dans l’un des hôpitaux publics, dans le nord de la Bande de Gaza, à cause de l’épuisement du carburant faisant fonctionner les générateurs électriques, en plus de la crise de l’électricité qui se poursuit.
Dans un communiqué rendu public, lundi, et dont Anadolu a eu copie, le ministère a souligné que « la suspension des services de santé dans l’hôpital de Beit Hanoun (nord de la Bande) est causée par l’épuisement des stocks de carburant ».
Le communiqué indique, d’autre part, que le ministère transfèrerait les malades de cet hôpital à d’autres établissements publics.
Le ministère avait mis en garde, hier dimanche, contre l’arrêt du travail dans nombre d’hôpitaux en raison du déficit dans les quantités de carburant, de médicaments et d’outils médicaux.
De précédents communiqués du ministère de la Santé indiquaient que les hôpitaux de Gaza ont besoin de 450 mille litres de carburant par mois pour faire fonctionner les générateurs électriques en cas de coupure d’électricité, entre 8 et 12 heures par jour.
Ces hôpitaux nécessitent près de 950 mille litres par mois, en cas de coupure d’électricité pendant 20 heures par jour.
Depuis 2006, la Bande de Gaza souffre d’une crise aigüe d’électricité.
Gaza a besoin de près de 600 mégawatts d’électricité, tandis que seulement 210 mégawatts sont disponibles, dont 120 mégawatts sont fournis par Israel. La station de production d’électricité fournit 60 mégawatts et l’Egypte en fournit 30.