AA/Séoul (Corée du Sud)
L’Assemblée nationale de Corée du Sud a approuvé, vendredi, le démantèlement de la Garde côtière suite au naufrage d’un ferry en avril, ayant causé plus de 300 morts et constituant encore une question politique centrale dans le pays.
Le projet de loi, inclus dans une législation destinée à empêcher une tragédie similaire à celle du naufrage du Sewol, appelle également à la dissolution de l’Agence nationale de gestion des urgences, d’après l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.
Un nouveau ministère du gouvernement sera chargé de la supervision de la sécurité publique et des affaires des établissements qui seront prochainement dissolus.
Un des projets de loi de la nouvelle législation appelle également à la nomination d’un conseiller juridique et d’une équipe d’enquête pour mener une investigation indépendante sur les causes du naufrage du ferry.
La législation devra permettre également de récupérer la fortune illégale des responsables de l’accident maritime, une mesure impossible selon les lois sud-coréennes actuelles.
Le parti au pouvoir et les principaux mouvements d’opposition ont finalement conclu une entente, la semaine dernière, concernant la série de projet de loi, après plusieurs mois d’impasse politique provoquée par la catastrophe.
Le gouvernement sud-coréen s’est retrouvé sous l’œil inquisiteur de la population suite à sa gestion de l’accident dont la majorité des victimes étaient des lycéens.
Il s’agit de la plus grande catastrophe maritime de la Corée du Sud depuis octobre 1993, date à laquelle 292 personnes avaient trouvé la mort lors du naufrage d’un ferry dans la mer Jaune, au large de la côte occidentale du pays.