Hend Abdessamad
02 Mars 2021•Mise à jour: 02 Mars 2021
AA/ Bagdad / Ali Jawad
Le ministre irakien de la Santé, Hassan Al-Tamimi, a annoncé, mardi le lancement du processus de vaccination contre le coronavirus pour les médecins et les infirmiers.
Al-Tamimi a déclaré, dans un communiqué, dont l'Agence Anadolu a reçu une copie, que "la vaccination de l'armée blanche (médecins et infirmiers) a commencé, aujourd'hui, à Bagdad et dans les provinces."
Le ministre irakien a souligné que "les vaccins seront distribués de manière équitable et sûre, et atteindront tous les citoyens gratuitement", sans communiquer plus de détails.
Le ministère irakien de la Santé a annoncé, plus tôt dans la journée du mardi, l'arrivée du premier lot de vaccins anti-Covid-19, en provenance de la Chine.
Une source au ministère a déclaré au correspondant de l'Agence Anadolu que l'envoi comprenait 50 mille doses du vaccin chinois "Sinopharm", livré sous forme de don de Pékin.
Le Parlement irakien a annoncé, le 26 janvier dernier, que le ministère de la Santé avait accepté d'importer 1,6 millions de doses du vaccin « Pfizer-Biontech » et 8 millions de doses supplémentaires du vaccin britannique « AstraZeneca ».
Parallèlement avec le lancement de la campagne de vaccination, le ministère de la Santé a annoncé, aujourd'hui, que le nombre de décès dus à la Covid-19 s'était élevé à 30 morts, en plus de 3 690 nouvelles infections et 3 517 guérisons.
Au cours des deux derniers mois, le bilan des décès en Irak, qui compte environ 40 millions d'habitants, a diminué, pour se stabiliser à une moyenne quotidienne de 12 décès, contre 60 décès par jour, il y a deux mois.
Le ministère a également signalé que le nombre total des personnes touchées par le coronavirus en Irak avait atteint les 703 778 patients dont 13 458 décès et 643 156 rétablissements.
Pour la deuxième semaine consécutive, l'Irak continue de resserrer les mesures préventives afin de limiter la propagation du coronavirus. Un couvre-feu nocturne a été imposé, en plus de la fermeture des écoles et des lieux publics, y compris les mosquées et les centres de beauté.
L'Irak dispose d'infrastructures limitées dans le secteur de la santé, en raison de décennies de guerres, de corruption et d'instabilité, ce qui peut conduire le pays à un effondrement de tout le système sanitaire.
*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad