Ebad Ahmed
19 Juin 2024•Mise à jour: 19 Juin 2024
AA / Prague / Ebad Ahmed
La police de Copenhague a arrêté, mercredi, 27 manifestants pro-palestiniens qui bloquaient l'entrée du Parlement danois (Palais de Christiansborg), a indiqué la chaîne d'information nationale.
Les manifestants ont fait un sit-in devant l'entrée du Parlement, pour protester contre l'aide militaire apportée par l'État danois à Israël. La manifestation a été organisée après que le ministre de la défense, Toels Lund Poulsen, a confirmé qu’à la demande des États-Unis, le Danemark avait fourni des pièces détachées de l'avion F35 à Israël, en mars.
La police a déclaré sur X que les arrestations ont eu lieu après l'échec des négociations entre les autorités et les manifestants pour évacuer les escaliers. Les manifestants interpellés ont été mis en examen pour atteinte à l'ordre public.
Les manifestants anti-guerre ont tapé des mains et scandé des slogans tels que : « Embargo sur les armes ici et maintenant ».
« Nous avons essayé de plusieurs façons d'entamer un dialogue avec le gouvernement et de lui expliquer que ce n'est pas acceptable, nous devons maintenant passer à la vitesse supérieure et montrer une fois de plus que nous sommes nombreux à nous y opposer. Notre seule demande est l'arrêt total du commerce d'armes avec Israël », a déclaré Birk Skjalholt, porte-parole de la coalition Palestine Square.
Parallèlement, la mairie de Copenhague a décidé, la semaine dernière, de se désinvestir des entreprises commerciales liées aux colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée.
Le département des finances de la mairie a pris cette décision à l'issue d'un vote de 9 voix contre 2 en faveur de la réduction des investissements. Les sociaux-démocrates, l'Alliance rouge-verte et les sociaux-libéraux ont voté pour, tandis que les conservateurs et l'Alliance libérale ont voté contre.
La mairie de Copenhague va maintenant vendre ses investissements dans des entreprises telles que Airbnb, Expedia Group et Booking Holdings, propriétaire de Booking.com. Ces entreprises figurent sur une liste de l'ONU d'entreprises ayant des liens avec les colonies israéliennes installées de manière illégale sur des territoires occupés, tels que la Cisjordanie.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj