Bilal Müftüoğlu
07 Décembre 2015•Mise à jour: 08 Décembre 2015
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations unies (ONU) a appelé lundi les pays développés à assumer leur "responsabilité historique" dans la lutte contre le changement climatique.
S'exprimant aux ministres de plusieurs pays réunis au Bourget, pour l'ouverture du débat de haut niveau de la COP21 [Conférence de Paris sur le climat], Ban Ki-Moon a invité les pays développés à tenir leurs engagements en matière du financement de l'action climatique pour les pays en voie de développement.
Les pays développés doivent ainsi verser 100 milliards de dollars par an, avant et après 2020, soit la date éventuelle de l'entrée en vigueur du futur accord de Paris, pour permettre aux pays en voie de développement d'assurer, entre autres, leur transition aux énergies renouvelables.
Le Secrétaire général de l'ONU a aussi souhaité que les pays en voie de développement puissent bénéficier des nouvelles technologies pour mieux affronter les impacts du changement climatique, notamment dans le cadre d'un partage de technologies avec les pays développés.
"L’accord doit garantir que les pays en développement, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables d’entre eux, bénéficieront d’un appui suffisant et équilibré́ sur les plans de l’adaptation aux changements climatiques et de l’atténuation des effets de ces changements", a martelé Ban Ki-Moon dans son discours.
En revanche, les pays en voie de développement doivent aussi assumer leur part "croissante" de responsabilités, a estimé Ban Ki-Moon, selon leurs capacités.
"La catastrophe climatique nous guette", a averti le Secrétaire général appelant les ministres à faire "plus que des demi-mesures" pour "le bien de l’humanité́".
Les ministres et les délégations nationales débattent actuellement de l'ébauche de l'accord de Paris, qui a été officiellement présentée samedi par le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
Les pays doivent notamment se mettre d'accord avant la fin de cette semaine sur les objectifs principaux de cet accord, comme celui de limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés par rapport à l'ère pré-industrielle, mais aussi sur les questions du financement et des révisions périodiques des critères environnementaux.