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20 Décembre 2022•Mise à jour: 20 Décembre 2022
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le ministre canadien de l’Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault, a estimé, lundi, que la Conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique des Nations unies (COP15) est parvenue à un accord « ambitieux ». « Non seulement nous avons un accord, mais nous avons un accord ambitieux », a-t-il annoncé dans une déclaration faite au média public « Radio Canada ».
« Nous avons effectivement travaillé très fort dans les dix derniers jours, mais il faut comprendre que les négociations sur cet accord ont commencé en 2018 », a-t-il ajouté.
La COP15 s’est ouverte, le 6 décembre courant, au Palais des Congrès à Montréal, en présence, notamment, du Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et du Premier ministre canadien, Justin Trudeau et s'est clôturée hier lundi.
Guilbeault a relevé qu’« il y a à peine quelques mois, les gens – des écologistes et des ministres comme moi partout sur la planète qui voulaient un accord ambitieux – ne pouvaient que rêver ».
En réponse au scepticisme et à l’opposition affichés par certains pays africains, dont la RD Congo, le ministre canadien a souligné : « C’est à nous de travailler avec eux, rebâtir des ponts et leur montrer qu’on est là pour les accompagner dans ces efforts-là ».
De son côté, le ministre chinois de l’Environnement, Huang Runqiu, dont le pays préside la COP15, a estimé que « c'est un moment historique ».
Le texte de l’accord auxquels les 196 pays participants sont parvenus malgré les désaccords exprimés par certains pays, notamment, africains, s’articule autour de 23 objectifs.
Il s’agit principalement de la « protection de 30 % des terres et des océans d’ici 2030 ».
De plus, le texte, qui demeure non-contraignant pour les pays, octroie des garanties aux populations autochtones « gardiennes de 80 % de la biodiversité subsistante sur Terre », tout en proposant la restauration de 30 % des terres dégradées et de réduire de moitié le risque lié aux pesticides.
Le texte final a été salué par plusieurs parties, notamment, des ONG mondiales, à l’instar du directeur international du Fonds mondial pour la nature, Marco Lambertini.
« Je suis fier de pouvoir dire à mes petits-enfants qu'à travers cet accord, nous allons pouvoir offrir un meilleur avenir aux prochaines générations », a, entre autres, dit Lambertini.
Il convient de rappeler qu’après quatre reports provoqués par la pandémie de Covid-19, la COP15, dont la première partie s’était tenue l’automne dernier, à distance, dans la ville chinoise de Kumming et où devait être organisée la deuxième partie, a été finalement abritée par Montréal pour éviter un énième report.