Hatem Katou
29 Décembre 2015•Mise à jour: 01 Janvier 2016
AA / Khartoum / Nabil Salim
Les ministres des Affaires étrangères et de l’Eau du Soudan, de l’Egypte et de l’Ethiopie, ont signé un accord portant sur le barrage de la Renaissance.
La conclusion de l’accord est intervenue au terme de trois jours de réunions tenues dans la capitale soudanaise, Khartoum.
Animant une conférence de presse conjointe avec ses homologues égyptien et éthiopien, mardi, à Khartoum, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Ibrahim Ghandour a qualifié le document signé d' «historique».
«Nous [les trois ministres] nous sommes mis d’accord sur les cabinets consultatifs auxquels sera confiée l’élaboration d’une étude sur le barrage de la Renaissance, en l’occurrence, les cabinets français Artelia et BLR», a-t-il dit.
Ghandour a relevé qu’il «a été convenu également de respecter la déclaration de principe signée par les présidents des trois pays, au mois de mars dernier, à Khartoum».
«Les trois parties sont convenues de reconstruire la confiance et de se réunir de nouveau, au niveau des ministres des Affaires étrangères, dans un mois», a-t-il conclu, sans pour autant préciser le lieu de la prochaine rencontre.
L’Egypte a des appréhensions quant à l’impact du barrage en cours de construction par l’Ethiopie sur le Nil. Le Caire craint que sa quote-part annuelle d'eau, de l’ordre de 55,5 milliards de mètres cubes, ne soit réduite.
De son côté, Addis-Abeba tient à rassurer Le Caire et Khartoum en avançant que le barrage ne portera pas atteinte aux intérêts de l’Egypte et du Soudan et qu’il contribuera à la production de plus d'énergie.