Khadija Al Zogami
03 Octobre 2016•Mise à jour: 04 Octobre 2016
AA/ Colombie / Tuğrul Çam
Le président colombien Juan Manuel Santos, a admis le résultat du référendum organisé dimanche dans son pays. 50,2% des électeurs ont refusé l’accord de paix conclu entre le gouvernement et les Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (FARC), mettant fin à 52 ans de conflit.
Cependant, Santos a annoncé qu'il enverrait l'équipe, qui a mené les négociations avec les FARC pendant quatre ans, à Cuba, pour reprendre les pourparlers avec le mouvement.
Il a par ailleurs souligné qu’il entamera des discussions directes avec les opposants, et à leur tête l'ancien président colombien Alvaro Uribe.
Le résultat du référendum n’affectera pas la stabilité du pays, a noté Juan Manuel Santos, relevant qu’il continuera à œuvrer en faveur de la paix, jusqu'à la fin de son mandat.
De leur côté, les FARC ont fait part, sur les réseaux sociaux, de leur volonté de poursuivre les pourparlers de paix.
Rodrigo Londoño, le commandant en chef des FARC, a déclaré, pour sa part, vouloir toujours la paix en dépit de l'issue du référendum, appelant les citoyens colombiens à être confiants en son organisation.
Le président Santos avait déclaré avant le référendum, ne pas disposer de plan de rechange en cas de refus de l'accord, soulignant que le rejet signifierait le retour d’un état de guerre dans le pays.
Pour sa part, l'ancien président Alvaro Uribe justifie son opposition, par les concessions importantes accordées aux FARC.
De nombreux citoyens colombiens rejettent l’accord parce que les membres de la guérilla reconnus coupables de crimes lors de procès devant le Tribunal spécial, n’encourent pas de peine d’emprisonnement.
A l’heure actuelle, il n’a pas été déterminé si l’opposition participera pleinement aux négociations avec les FARC.
Seul 37% de l’électorat colombien a participé au référendum sur l’accord de paix. 50,2% des voix se sont prononcées contre l’accord, et 49,8% ont voté en sa faveur. 60 mille voix ont fait la différence.