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Actualité nationale
Les agents et cadres du groupe Tunisair en grève à partir de vendredi
Les syndicats des agents et cadres de tous les corps de métiers du groupe Tunisair, ont décidé d'entamer une grève ouverte dès vendredi à partir de midi et ce, suite à la publication d'une décision de saisie sur des comptes bancaires du transporteur national, sur fonds d'une plainte déposée par la société "Tav Tunisia" qui exploite l'aéroport d'Enfidha, a déclaré le Secrétaire général de l'Union régionale du travail à l'Ariana, Mohamed Chebbi, à l'agence Tunis Afrique Presse (TAP/ Officiel).
Le responsable a souligné que les vols de Tunisair seront complètement suspendus à partir de demain, vendredi, et que les services de déchargement et d'expédition des autres compagnies aériennes s'arrêteront complètement, soit un arrêt total de l'activité du transport aérien en Tunisie.
Les avions des compagnies aériennes étrangères peuvent atterrir dans les aéroports tunisiens, mais l'arrêt de l'activité de déchargement de ces avions en raison de la grève pourrait, selon lui, les contraindre à annuler ou reporter leurs vols vers la Tunisie.
Tabboubi préside un rassemblement au siège de Tunisair
Le secrétaire général de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Tabboubi, préside, vendredi, un rassemblement de protestation des agents de la Tunisair, au siège de la Centrale syndicale, selon une déclaration accordée par le chargé de communication de l'UGTT, Ghassen Ksibi, à Radio Mosaïque FM.
Le bloc PDL adresse un avertissement au président du Parlement
Le bloc parlementaire du parti destourien libre (PDL) a affirmé avoir adressé un avertissement, au président de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), par voie d'huissier notaire, pour suspendre l'accord conclu entre le parlement tunisien et l'Organisation "National Democratic Institute" (NDI), et pour mettre fin à tout financement étranger des activités législatives.
Dans un communiqué rendu public vendredi, le bloc PDL a imputé au chef du parlement, la responsabilité juridique et politique d'hypothéquer l'institution parlementaire aux forces étrangères en recevant un financement de l'extérieur.
Le groupe parlementaire a, dans ce sens, mis en garde contre toute tentative de menacer la souveraineté nationale, estimant que cette affaire reflète la mainmise étrangère exercée sur le Parlement pour mener des agendas politiques bien précis.
Cette organisation aide les députés à ouvrir des bureaux dans les régions de l'intérieur du pays, ce qui constitue une violation flagrante des dispositions du règlement intérieur de l'ARP et de la Constitution qui obligent l'Etat à fournir tous les moyens aux députés pour mener à bien leur travail, selon le PDL.
Coronavirus: 899 nouvelles contaminations et 33 décès en 24 heures
Le ministère tunisien de la Santé a annoncé, jeudi, qu’à la date du 17 février 2021, 899 nouvelles contaminations au coronavirus avaient été enregistrées dans l’ensemble du pays, portant ainsi le bilan à 226 015 cas confirmés.
Selon un communiqué du ministère, 33 nouveaux décès liés au virus ont été enregistrés, au cours de ces dernières 24 heures, ce qui porte le bilan des victimes de la Covid-19 dans le pays à 7684 morts, alors que le nombre de personnes guéries en date du 17 février courant est de 752 cas, portant ainsi le bilan total à 186 173 guérisons.
Le bulletin du ministère précise que 1324 personnes atteintes de Covid-19 sont actuellement traitées en milieu hospitalier, dont 289 sont prises en charge dans des unités de soins intensifs, alors que 107 patients sont sous assistance respiratoire.
Pour la 3ème fois : Report de la 36ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis
Le comité directeur de la 36ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) a annoncé, jeudi, dans un communiqué, le report de cette édition prévue du 2 au 11 avril prochain à une date ultérieure de la même année 2021.
"Cette décision a été prise à la suite de difficultés sérieuses enregistrées en ce qui concerne le non acheminement des livres aux ports de la Tunisie dans les délais prévus à cause de la propagation de la pandémie Covid-19", lit-on dans le communiqué.
La FILT vient ainsi d'être reportée pour la troisième fois à cause de la complication de la situation sanitaire et des mesures gouvernementales prises portant sur l'interdiction des rassemblements et des manifestations et ce, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.
Plus d'une centaine d’élus ont signé la motion du retrait de confiance à Ghannouchi
Le député du bloc parlementaire "Tahya Tounes" (Vive la Tunisie) (10 sièges/217), Marouane Felfel, a fait savoir, jeudi, que plus d'une centaine de députés avaient signé une motion, appelant au retrait de confiance au président du Parlement, Rached Ghannouchi (leader du Mouvement Ennahdha)
"Le retrait de confiance est une question impérative, pour rétablir l'équilibre sur la scène politique et restaurer le rôle des institutions", a estimé Felfel.
Cette démarche intervient 3 mois après l'échec de la tentative de quatre blocs parlementaires (96 députés) à savoir le « Bloc démocratique » (38 sièges), « Tahya Tounes », « La Réforme » (16 sièges), et un certain nombre de députés du « Bloc national » (9 sièges), de retirer la confiance au Président du Parlement, Rached Ghannouchi.
Les blocs en question justifiaient cette démarche, à l'époque, comme résultante du fait que Ghannouchi prenait des décisions de manière unilatérale sans se référer au Bureau du Parlement (la plus haute instance), et accordait des déclarations concernant les relations extérieures de la Tunisie qui ne sont pas conformes aux orientations de la diplomatie tunisienne ».
« Ce sont les mêmes raisons qui ont conduit à la présentation de cette nouvelle motion et la crise est devenue plus complexe », a souligné Felfel.
Felfel n'a pas révélé les blocs qui ont signé la nouvelle motion de retrait de confiance et il n’a pas été possible pour l'Agence Anadolu de vérifier l'authenticité de ladite motion.
Le vote de défiance au Président du Parlement nécessite la signature de 73 députés pour qu’il puisse être soumis en séance plénière, alors que son approbation requiert 109 voix.
Des partis et des personnalités nationales mènent une série de rencontres pour une sortie de crise
Le secrétaire général du parti Al Joumhouri, Issam Chebbi a affirmé, dans une déclaration accordée jeudi à l'agence Tunis Afrique presse (TAP/Officiel), que sa rencontre la veille avec le SG de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Taboubi, et nombre de représentants de partis politiques et personnalités nationales, s'inscrit dans le cadre d'une série de concertations programmées pour sortir le pays de la crise.
Ces rencontres interviennent, selon Chebbi, suite aux concertations tenues dernièrement entre Al Joumhouri, le Courant démocrate, Ettakatol, Echaab et des personnalités nationales. Ces concertations se sont focalisées sur la situation dans le pays, la crise institutionnelle entre les deux têtes du pouvoir exécutif en particulier.
Makhlouf : "La mise en place de la Cour constitutionnelle pour sortir de la crise politique"
Seifeddine Makhlouf, chef du bloc « Coalition de la dignité » en Tunisie (18 députés/217) a accusé le président de la République, Kais Saïed, de bafouer la Constitution en tentant de rassembler tous les pouvoirs entre ses mains, soulignant que la solution à la crise du remaniement ministériel réside dans la formation de la Cour constitutionnelle.
Selon lui, le plus dangereux est que le président veut s'accaparer les pouvoirs de la Cour constitutionnelle en monopolisant l'interprétation de la Constitution, alors que les règles générales de droit donnent le droit d'interprétation d'abord au législateur et ensuite au pouvoir judiciaire.
Pour la troisième semaine consécutive, le président Saïed refuse d'inviter les 11 nouveaux ministres à prêter le serment constitutionnel devant lui, considérant que le remaniement ministériel a été entaché de « violations constitutionnelles », au moment où le chef du gouvernement Hichem Méchichi considère, pour sa part, que le remaniement est conforme à la loi et à la Constitution.
Makhlouf (un avocat de 45 ans) a ajouté, dans un entretien avec l'Agence Anadolu, qu' « en l'absence de la Cour constitutionnelle, le chaos et les graves violations de la Constitution se sont installés, en particulier de la part de la présidence de la République, qui veut monopoliser les points de vue et les décisions, ce qui constitue un putsch contre le système constitutionnel plébiscité par le peuple tunisien dans la Constitution de 2014.
La Tunisie et les Emirats discutent du renforcement des relations bilatérales
Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Othman Jerandi a examiné avec son homologue émirati, Abddullah bin Zayed Al Nahyan, le renforcement des relations bilatérales ainsi que certaines questions régionales et internationales d'intérêt commun.
Dans le communiqué consulté par l'Agence Anadolu, le département tunisien des Affaires étrangères a indiqué que le ministre Jerandi a reçu, mardi, un appel téléphonique de son homologue émirati qui a réitéré l'attachement d'Abou Dhabi au renforcement de ses relations avec Tunis, pour servir les intérêts communs des deux pays et des deux peuples frères.
De son côté, le chef de la diplomatie tunisienne a mis en exergue l'aptitude permanente de la Tunisie à travailler aux côtés des Emirats arabes unis en vue de promouvoir la coopération bilatérale, dans le cadre d'un partenariat actif mutuellement bénéfique.
Tabboubi : "Dans un climat de pauvreté, il n'y a pas démocratie qui tienne"
Le secrétaire général de l'UGTT, Noureddine Taboubi, a déclaré dans une interview accordée à l'Agence Anadolu, que la centrale syndicale était une organisation nationale responsable qui n'assume pas qu'un rôle social et qui ne peut tourner le dos à la nation, en temps de crise.
"A partir d'une lecture objective des différents dossiers, nous avons présenté une initiative pour sortir de cette crise étouffante, que nous avons présentée au chef de l'Etat, l'autorité la plus indiquée pour réunir les parties concernées pour un dialogue national susceptible de dégager le pays de ce marasme.' a-t-il indiqué, ajoutant : "Actuellement, nous attendons ce qui va être décidé, mais nous n'attendrons pas éternellement."
"Le président de la République préférait que l'initiative soit placée sous le titre global de "révision du parcours de la révolution". Cela n'était, à notre avis, pas réaliste, car nous nous engagerions dans une remise en question de l'ensemble de ce qui a été déjà accompli. Or, le pays qui ne supporterait pas un chamboulement total, a juste besoin de réajustements et de correctifs à apporter dans certains domaines. Aussi nous sommes nous entendus sur une autre dénomination pour cette initiative, à savoir "réalisation des objectifs de la révolution" qui se résument en la liberté et la dignité nationale que revendiquaient les martyrs de la révolution", a-t-il expliqué.
Tabboubi a également fait savoir que l'UGTT cherche ceux qui rapprochent les visions, qui ne font pas des insultes et des agressions, au nom de la démocratie, leur crédo. Or, dans un climat de pauvreté et de marginalisation, il n'y a pas de démocratie qui tienne. C'est, au contraire, l'anarchie qui s'installe et nous refusons catégoriquement qu'on y arrive, selon lui.
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