AA / Tunis / Salim Boussaïd
* Tunisie : le Front de salut national annonce un sit-in à durée indéterminée (AA)
Le Front de salut national, mouvement tunisien d'opposition, a annoncé ce lundi un sit-in ouvert au siège du parti Harak Tounes Al Irada dans la capitale Tunis, "jusqu'à ce que la justice révèle les charges retenues contre les membres emprisonnés du Front".
C’est ce qui ressort d'une conférence de presse tenue par le chef du Front, Ahmed Nejib Chebbi, au siège du parti tunisien Harak Tounes Al Irada dans la capitale Tunis.
La campagne d'arrestations entamée en Tunisie depuis le 11 février dernier, contre notamment des politiciens, des professionnels des médias, des activistes, des juges et des hommes d'affaires, dont les membres du Front de salut national, Chaïma Issa, Jaouhar Ben Mbarek et Ridha Belhaj.
Si le président Kaïs Saïed dément le fait que les arrestations soient motivées par des raisons politiques, il accuse cependant certaines des personnes arrêtées de "comploter contre la sécurité de l'État et d'être à l'origine des crises de la distribution des marchandises et de la hausse des prix".
Ahmed Nejib Chebbi a déclaré que "le Front de salut national a décidé d’entamer un sit-in ouvert dans ce siège afin que, premièrement, un porte-parole du tribunal de Tunis sorte pour expliquer au public quels actes criminels ont légitimé les arrestations de personnalités politiques".
* Tunisie : le Commissaire européen aux affaires économiques reçu par le Président Kais Saied (AA)
"La Commission européenne est prête à envisager une nouvelle aide macro-financière si les conditions nécessaires sont remplies. La première condition serait l'adoption par le FMI d'un nouveau programme de décaissement. Il est essentiel que cela se produise dès que possible", a déclaré Paolo Gentiloni, commissaire européen chargé des affaires économiques, cité par l'agence de presse italienne Ansa, à l'issue de sa rencontre avec le président tunisien Kais Saied.
"La Tunisie n'est pas seule", a expliqué Paolo Gentiloni, qui a ajouté que cette visite était "également l'occasion de réaffirmer notre attachement aux valeurs de la démocratie, de l'inclusion et de l'État de droit".
La rencontre du commissaire européen aux affaires économiques, Paolo Gentiloni, avec le président tunisien Kais Saied s'est finalement tenue à Tunis, après avoir été annulée dans un premier temps, a indiqué à Ansa une source proche de la délégation accompagnant Gentiloni.
Le commissaire européen est à Tunis pour discuter des réformes socio-économiques envisagées par le gouvernement dans un contexte économique difficile ainsi que des modalités d'une éventuelle nouvelle assistance macro-financière, que la Commission européenne pourrait envisager si les conditions préalables sont remplies.
Au cours de sa mission en Tunisie, le Commissaire Gentiloni a rencontré la Première ministre Najla Bouden, le ministre des Affaires étrangères, Nabil Ammar, le ministre de l'Économie, Samir Saïed, la ministre des Finances, Sihem Nemsia et le Gouverneur de la Banque Centrale, Marouane Abassi, ainsi que des représentants de la société civile et du secteur privé.
* UE : Déclaration du Commissaire Paolo Gentiloni à la conclusion de sa visite en Tunisie (tunisienumerique.com)
« Cette visite a été l’occasion pour confirmer l’importance du partenariat stratégique entre l’Union Européenne et la Tunisie, pays avec lequel nous partageons des liens historiques et culturels profonds ainsi que des intérêts communs sur le plan géopolitique. C’est donc aussi l’avenir que nous devons construire ensemble.
Ma visite a aussi été l’occasion de réaffirmer notre attachement aux valeurs de la démocratie, de l’inclusion et de l’état de droit.
La Commission européenne reste déterminée à soutenir le peuple tunisien dans l’actuel contexte économique extrêmement difficile. Nous voulons continuer à accompagner la Tunisie pour créer une véritable croissance économique, de nouveaux emplois et de meilleures perspectives pour les Tunisiens, en particulier les femmes et les jeunes.
Pour cette raison, la Commission est prête à envisager une aide macrofinancière supplémentaire si les conditions nécessaires sont réunies. La première condition est l’adoption par le FMI d’un nouveau programme de décaissement. Il est primordial que ceci puisse avoir lieu dans les meilleurs délais.
Il existe de nombreux intérêts communs entre l’UE et la Tunisie, par exemple la gestion des flux migratoires vers l’Europe. Dans ce contexte, je me félicite des contacts qui ont été renoués entre la Commission et les autorités tunisiennes. Nous souhaitons continuer dans cette dynamique de coopération : la Tunisie ne sera pas laissée seule. »
* La Tunisie appelle l’UE à « une plus grande compréhension » de la phase particulière (webdo.tn)
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'Etranger Nabil Ammar a reçu, lundi, le Commissaire européen à l'Economie Paolo Gentiloni, en visite de travail en Tunisie.
Le ministre a, à cette occasion, invité la partie européenne à faire preuve d'une plus grande compréhension dans cette phase particulière que traverse la Tunisie et d'adopter un discours responsable et constructif qui reflète la réalité de la situation et valorise les acquis réalisés dans le cadre de la mise en place d'une démocratie réelle et d'un modèle de développement plus juste et inclusif qui répond aux attentes des tunisiens, lit-on dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Ammar a, par ailleurs, salué l'excellent partenariat stratégique qui lie la Tunisie à l'Union Européenne, soulignant que la Tunisie compte sur la mobilisation de ses propres ressources et sur le soutien économique et financier de ses partenaires, y compris l'Union européenne, pour la réussite de son processus de réformes politiques, économiques et sociales, ajoute la même source.
* L’Italie met en garde contre les «risques d’instabilité et de radicalisation» en Tunisie (africanmanager.com)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, s’est dit préoccupé par le fait que la communauté internationale court le risque de « voir les Frères musulmans créer l’instabilité » en Tunisie si le pays ne reçoit pas rapidement une « aide financière substantielle ». S’exprimant lors d’une conférence couverte par Arab News, il a souligné que la Tunisie est au bord de l’effondrement économique et que les négociations en vue d’obtenir un prêt de près de 1,9 milliard de dollars du Fonds monétaire international sont dans l’impasse en raison des récentes politiques du président Kais Saied. Cette situation a conduit à une situation économique désastreuse en Tunisie, poussant de plus en plus de personnes à essayer de rejoindre l’Italie sur de petites embarcations.
Tajani a souligné que l’Italie était « la plus soucieuse » de voir la Tunisie résoudre ses problèmes et éviter de devenir un État failli. Il a révélé que le gouvernement italien a travaillé dur pour s’assurer que le FMI et la Banque mondiale aident la Tunisie. Toutefois, le FMI, avec le soutien des États-Unis, insiste sur le fait que le gouvernement tunisien doit d’abord procéder à des réformes avant de recevoir un prêt. De leur côté, les Tunisiens exigent de recevoir l’argent avant d’engager les réformes. Tajani propose que le FMI verse immédiatement une première tranche d’argent, le reste du prêt pouvant être payé en fonction de la progression des réformes.
Ila ajouté que la communauté internationale « ne peut pas se permettre de commettre l’erreur d’abandonner la Tunisie aux Frères musulmans ». Il a averti que sans une aide financière rapide, le pays pourrait devenir un terrain propice à l’instabilité et à la radicalisation dans la région méditerranéenne. L’Italie s’est efforcée de faire en sorte que le FMI et la Banque mondiale aident la Tunisie, car la situation économique du pays est désastreuse.
* Tunisie: Le président de l'ARP reçoit le SG de la Confédération générale des travailleurs tunisiens (AA)
Le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs tunisiens (CGTT), Habib Guiza a présenté lundi, au président de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) Brahim Bouderbala, l'initiative que la CGTT compte lancer à l'occasion de la fête du travail, selon un communiqué de l'ARP relayé par l'Agence Tunis Afrique Presse (TAP/Officiel).
C'est une initiative qui a pour objectif de contribuer à améliorer la situation socio-économique dans le pays. Elle porte notamment sur le respect des libertés et sur la promotion des activités des établissements publics, ainsi que l'amélioration de ses prestations et la diversification des relations économiques de la Tunisie.
Le président de l'ARP a pour sa part affirmé que les libertés générales et celles des partis figurent parmi les acquis réalisés après la révolution, ajoutant qu'il est impératif de les préserver et de les consolider davantage au service de l'intérêt suprême du pays.
La liberté du travail syndical doit être exploitée pour présenter des propositions constructives au service du pays, a notamment ajouté le président de l'ARP, lit-on de même source.
* Pétrole : La Tunisie toucherait le Graal ? De vastes découvertes tout le long de ses côtes jusqu’à la Libye ? (africanmanager.com)
L’institut géologique des États-Unis (USGS) a annoncé la découverte de deux grands gisements de pétrole et de gaz couvrant de vastes zones entre la Tunisie et la Libye.
Le premier s’étend le long de la côte orientale tunisienne, avec une petite partie onshore et le reste au large de la côte (offshore), s’étendant des côtes de Bizerte et du Golfe de Tunis jusqu’à la ville de Misrata, en Libye.
Selon le rapport de l’USGS, un autre gisement a également été découvert dans le golfe de Sidra, en Libye, au large de la côte de Syrte.
Selon les premières estimations, les réserves libyennes de pétrole et de gaz pourraient doubler grâce à cette découverte, tandis que la Tunisie pourrait devenir un important producteur d’énergie en Afrique du Nord, rapporte le site Libya Observer.
Dans sa première évaluation de l’USGS, les gisements découverts contiennent un total de 4 milliards de barils de pétrole et 11 milliards de mètres cubes de gaz naturel, ce qui équivaut à 1,47 milliard de barils de gaz naturel liquéfié, précise pour sa part le site Azərbaycan24.
En 2021, la Libye était le septième producteur de pétrole brut de l’OPEP et le troisième d’Afrique, après le Nigeria et l’Algérie, selon l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis. La Libye détient 3% des réserves mondiales prouvées de pétrole et 39% des réserves prouvées de l’Afrique.
Les sous-sols tunisiens recèlent 650 millions de mètres cubes de réserves prouvées de gaz de schiste et 1,5 milliard de barils de ressources de pétrole de schiste techniquement récupérables, estime l’EIA.
* Tunisie : La modernisation de la fonction publique au centre d’une séance de travail à la Kasbah (news.gnet.tn)
L’état d’avancement des axes inscrits dans la stratégie nationale de modernisation de la fonction publique, a été au centre d’une séance de travail présidée, lundi 27 mars, à la Kasbah par la cheffe du gouvernement, Najla Bouden, en présence des cadres de l’Instance générale de la fonction publique.
La réunion a porté sur la révision du statut de base de la fonction publique, l’instauration des mécanismes de gestion prévisionnelle des ressources humaines, l’introduction des critères de qualité en matière de formation, le développement du programme d’évaluation des agents publics, ainsi que le programme des révisions fonctionnelles.
Najla Bouden, citée par un communiqué de la présidence du gouvernement, a affirmé « l’importance que revêt la réforme de la fonction publique dans le cadre du programme national des réformes ».
Elle a appelé « à écourter les délais de mise en œuvre des différents projets de modernisation de la fonction publique, en optant pour une approche participative au niveau des phases de conception et de concrétisation. »
* Tunisie : "L’été 2023 sera l’été de la soif " (espacemanager.com)
"L’été 2023 sera l’été de la soif " a affirmé, ce lundi, dans une déclaration à l’agence TAP, l’expert en développement et en gestion des ressources à la Faculté des Sciences de Tunis, Hassine Rehili.
Et de souligner les grandes difficultés qu’aura le pays en matière d’approvisionnement en eau potable durant la saison estivale. "La situation hydrique actuelle dans le pays est très critique, les récentes coupures de l'eau dans plusieurs régions du Grand-Tunis, du Cap Bon et du Sahel, opérées sans avis préalables, sont très logiques dans le cadre de la gestion des ressources d'eau disponibles".
L’expert a, par ailleurs, relevé que les régions du sud et du centre ne s’approvisionnent pas des barrages, mais des nappes phréatiques, ce qui expose ces nappes à une surexploitation menaçant leur capacité à se renouveler, et les régions concernées à la sécheresse.
Il a averti que le pays se trouve pour la première fois, dans une situation aussi critique, à cause du déficit pluviométrique enregistré durant l’automne et l’hiver précédents. Lequel déficit a fortement impacté les réserves des barrages.
Il a, à cet égard, rappelé que le taux de remplissage des barrages se situe entre 30 à 32% à l’échelle nationale. Ce taux n’a pas dépassé 17% au niveau du barrage de Sidi Salem (Testour- Béjà) qui constitue le plus grand barrage du pays et dont les réserves n’ont jamais autant baissé depuis son entrée en exploitation au cours des années 80.
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