Ekip
13 Octobre 2022•Mise à jour: 14 Octobre 2022
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le géant pétrolier TotalEnergies a annoncé, jeudi, dans un communiqué de presse qu’il s’engage à verser un « bonus exceptionnel correspondant à un mois de salaire (…) sous réserve d’accords salariaux dans les divers pays et filiales concernés ».
Ce bonus, versé en décembre « sera plafonné pour les salaires élevés, et sera versé aux salariés de toutes les sociétés détenues à 100 % ainsi qu’aux salariés des sociétés détenues à plus de 50 % en cas d’accord de leurs organes de gouvernance ».
TotalEnergies indique, par ailleurs, « avoir informé les organisations syndicales rencontrées hier (mercredi), qu’elle était disposée à envisager un budget pour les augmentations salariales 2023 sur la base de l’inflation 2022 ».
Le groupe dit néanmoins constater que « les conditions ne sont pas réunies pour organiser la négociation entre toutes les organisations représentatives, la CGT ayant décidé de maintenir les blocages ».
« Nous constatons ce matin l’absence de progrès sur le déblocage des expéditions dans les dépôts et raffineries malgré l’ouverture que nous avions faite hier lors de la rencontre avec la délégation de la CGT puisque la Compagnie avait proposé de ne plus faire de la levée de la grève dans les raffineries une condition du lancement de la négociation, mais uniquement la levée du blocage des expéditions pour pouvoir alimenter les stations à partir des stocks dans l’intérêt des Français » poursuit par ailleurs le groupe français.
Cette annonce intervient alors que six raffineries sur les sept recensées en France, sont paralysées par un mouvement de grève chez TotalEnergies mais également chez Esso-ExxonMobil.
Selon le ministère de la Transition énergétique, plus de 30% des stations-service sont concernées par des ruptures de stock mettant en grande difficulté les automobilistes à l’heure où la flambée des prix bat son plein.
Si le gouvernement français a déjà fait procéder, mercredi, à des réquisitions de salariés d’Esso-ExxonMobil, le Président français, Emmanuel Macron, a déclaré à l’antenne de France 2, qu’en l’absence de solution trouvée dans les prochains jours, de nouvelles réquisitions seraient initiées.