Raşa Evrensel
15 Avril 2021•Mise à jour: 15 Avril 2021
AA / Istanbul / Raşa Evrensel
Le secrétaire d'État américain Anthony Blinken a assuré, jeudi, que son pays est déterminé à poursuivre son partenariat avec l'Afghanistan.
C'est ce qui ressort de l'allocution prononcée par Blinken lors de la visite inopinée qu'il effectue dans la capitale afghane, Kaboul, un jour après que le président américain Joe Biden ait annoncé le retrait de toutes les forces de son pays d'Afghanistan d'ici septembre prochain.
Le ministre américain a déclaré : "J'ai transmis un message de la part du président Joe Biden selon lequel les Etats-Unis n'abandonneront pas l'Afghanistan", rapporte le site américain "Al-Hurra".
"Le peuple afghan verra l'étendue de la détermination des États-Unis à soutenir l'Afghanistan", a déclaré Blinken.
Concernant le mouvement taliban, il a déclaré : "Il est très important que les talibans reconnaissent qu'ils ne cherchent pas à contrôler l'Afghanistan par la force".
Le secrétaire d'État américain a mis en garde contre le danger d'une guerre civile, déclarant : "Je ne pense pas qu'il soit dans l'intérêt de quiconque que l'Afghanistan bascule dans une guerre civile, pas même dans celui des talibans".
Blinken a également exprimé son espoir de voir "le début d'une nouvelle phase de pourparlers de paix afghans lors de la prochaine conférence d'Istanbul."
Le chef de la diplomatie américaine a conclu son allocution en déclarant : "Nous sommes également déterminés à faire en sorte que les menaces terroristes ne reviennent pas en Afghanistan. "
Blinken est arrivé plus tôt dans la journée à Kaboul, pour une visite inopinée, selon les médias locaux.
À propos de cette visite, l'Associated Press a déclaré : "Au cours de sa visite, M. Blinken rencontrera le président afghan Ashraf Ghani, le président du Conseil suprême pour la réconciliation nationale, Abdullah Abdullah, et d'autres responsables."
Et d'ajouter : "Le secrétaire d'État américain est arrivé dans la capitale afghane depuis Bruxelles, où il a informé le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, des décisions prises par son pays".
Le président américain avait annoncé, mercredi, que son administration mettrait fin à la présence des forces américaines en Afghanistan d'ici septembre prochain.
Le nombre des effectifs des forces américaines encore déployées en Afghanistan est estimé à 2 500 éléments, selon des rapports non officiels.
Le Qatar a joué le rôle de médiateur dans les négociations entre Washington et les talibans, qui ont abouti à la signature d'un accord historique fin février 2020, pour un retrait progressif des États-Unis d'Afghanistan et un échange de prisonniers.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj