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12 Août 2021•Mise à jour: 12 Août 2021
AA/Berlin
Berlin a déclaré mercredi que Téhéran devrait revenir à la table des négociations de Vienne au sujet de son dossier nucléaire, « dès que possible ».
C’est ce qu’a affirmé le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, lors d'une conférence de presse dans la capitale allemande, Berlin, avec son homologue bahreïni, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani , selon ce qui a été rapporté par l'Agence de presse officielle bahreïnie (BNA).
Avec la participation indirecte des États-Unis, l'Iran, le Royaume-Uni, la France, la Chine, la Russie et l'Allemagne, ont mené six rounds de discussions à Vienne depuis avril et juin derniers pour relancer l'accord nucléaire de 2015, duquel Washington s'est retiré en 2018, sans fixer de date pour un nouveau round de négociations.
L'accord impose des restrictions au programme nucléaire iranien, en échange de la levée des sanctions économiques internationales.
Au cours de la conférence de presse, Maas a déclaré que "Berlin et Manama sont en grande partie d'accord, sur le fait que l'Iran ne doit pas se doter de l’arme nucléaire ou la développer ».
Et le chef de la diplomatie allemande d’ajouter « l'Iran devrait revenir dès que possible à la table des négociations à Vienne pour discuter de son dossier nucléaire », indique la même source.
De son côté Al-Zayani a affirmé lors de cette même conférence de presse, le soutien de son pays aux efforts déployés par la communauté internationale pour créer les conditions propices à l’organisation des élections prévues en Libye le 24 décembre.
Le chef de la diplomatie bahreïnie a exprimé son espoir que « les pays amis en Europe se tiendront aux côtés du Président Kaïs Saïed et du peuple tunisien, pour mettre fin à l'impasse politique en Tunisie et appuyer ses efforts dans le domaine de la lutte contre la corruption ».
Kaïs Saïed, avait annoncé, dans la soirée du dimanche 25 juillet, au cours d’une réunion d’urgence avec de hauts responsables militaires et sécuritaires, le limogeage du chef du gouvernement Hichem Mechichi, le gel des pouvoirs du Parlement pour une durée de 30 jours, ainsi que la levée de l’immunité parlementaire de tous les députés.
Le chef de l’État tunisien, a déclaré avoir pris ces décisions sur la base de l’article 80 de la Constitution, pour « sauver la Tunisie, l'Etat et le peuple tunisien ».
Certains partis politiques, ont considéré lesdites mesures comme un « coup d’Etat contre la Constitution », tandis que d'autres y ont été favorables, estimant qu'il s'agissait d'une « rectification du processus révolutionnaire ».
Al-Zayani a indiqué que « les deux parties ont discuté de la nécessité de résoudre la question palestinienne et plaident en faveur de la solution à deux États ».
Le responsable bahreïni a noté que « son pays et l'Allemagne sont déterminés à lutter contre le terrorisme et l'extrémisme et à sécuriser les voies maritimes internationales ».
Concernant le dossier des droits humains au Bahreïn, qui fait l'objet de critiques rejetées par le Royaume, Al-Zayani a expliqué que son pays « n'a rien à cacher dans le domaine des droits humains, et il est déterminé à adhérer aux plus hautes normes en matière de transparence, étant donné que c'est le meilleur moyen de faire face aux allégations mensongères ».
Une réunion de discussions s'est tenue en amont de la conférence de presse, qui a abordé plusieurs questions, notamment le renforcement des relations entre l’Allemagne et le Bahreïn, et à laquelle ont pris part les délégations des deux pays dirigées par Maas et Al-Zayani.
Le ministre bahreïni des Affaires étrangères est actuellement en visite à Berlin, selon l’Agence de presse BNA, qui n'a pas précisé la durée de cette visite.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail