Qualid Filsde Mohamed Chine
18 Janvier 2019•Mise à jour: 18 Janvier 2019
AA/ Dacca
Plus de 800 réfugiés rohingyas vivant dans des camps de fortune dans le district de Cox’s Bazar, au Bangladesh, ont été infectés par la varicelle depuis décembre dernier. Les résidents des camps s’attendent à ce que le nombre des personnes infectées dépasse le millier.
Le 13 janvier, 832 cas de varicelle ont été confirmés parmi les réfugiés rohingyas vivant dans les camps, a annoncé l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans un communiqué diffusé le 15 janvier.
"Face à l’épidémie de varicelle dans les camps de Rohingya, les partenaires du secteur de la santé et à leur tête le ministère de la Santé [au Bangladesh] et l'OMS ont renforcé leur surveillance et mis en place des mesures", ajoute le communiqué.
«La surveillance a encore été renforcée dans les camps Rohingya», a déclaré le Dr Bardan Jung Rana, représentant de l'OMS au Bangladesh.
Cependant, les réfugiés rohingyas vivant dans les camps s'attendent à une hausse du nombre de malades.
Ansar Ali, 34 ans, qui a été choisi par le gouvernement du Bangladesh pour contribuer au maintien de l'ordre dans son camp, a déclaré à l'Agence Anadolu que la plupart des malades sont des femmes et des enfants.
«Je connais des membres de notre camp [Kutupalang] qui souffrent de cette maladie et qui prennent les médicaments habituels», a-t-il déclaré, évoquant le comprimé ou la capsule standard contre la fièvre ou les maux de tête et une solution saline contre la dysenterie qui sont généralement distribués aux réfugiés.
Pour sa part, Nasima Khatun, 60 ans, réfugiée Rohingya du même camp, a déclaré qu'il y avait d'énormes moustiques et d’autres insectes ainsi que des rats dans le camp, relevant que de nombreux réfugiés souffrent de diverses maladies.
«Les maladies sont nos compagnes permanentes. Nous ne connaissons pas le nom de toutes les maladies. Nous prenons simplement les médicaments disponibles qui nous sont distribués », a déclaré de son côté, Ali Ahmad, âgé de 75 ans.
Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar et les milices bouddhistes commettent des actes violents et des génocides contre les musulmans Rohingyas dans l’Etat d’Arakan, faisant des milliers de morts, selon des sources et des rapports locaux et internationaux concordants.
Le gouvernement du Myanmar considère les musulmans Rohingyas comme étant des "migrants illégaux" du Bangladesh, tandis que les Nations Unies les qualifient de "minorité la plus persécutée au monde".