AA - New York - Bilal Muftuoglu
La communauté internationale a besoin de plus d’alertes préventives et de moyens de réponse rapides pour prévenir la propagation d'épidémies comme celle d'Ebola à l'avenir, a noté Ban Ki-moon le Secrétaire général des Nations Unies.
De retour de sa visite aux pays d'Afrique de l'Ouest, sévèrement touchés par Ebola, Ban a rappelé que la dernière propagation était unique dans le sens où elle s'est répandue par plusieurs chaînes de transmission isolées au lieu d'un seul épicentre.
''J’ai l’intention d’engager les États membres dans un effort sérieux pour voir ce que nous pouvons faire pour empêcher la propagation d’un nouveau virus – dont la venue future ne fait aucun doute'', a-t-il ajouté.
''Au cours des derniers jours, j’ai été le témoin d’immenses souffrances, a aussi déclaré Ban. Ebola est une maladie terrible qui nie l’humanité de ses victimes et stigmatise ses survivants. Mais j’ai aussi vu des actes surhumains de bonté et de soutien''.
Ebola a jusque-là fait plus de 7 500 victimes dans huit pays d'Afrique sur un nombre total de 16 mille personnes infectées par le virus, selon un dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Les pays particulièrement touchés sont le Libéria, la Guinée et la Sierra Leone.
Il s'agit entre autres de la première propagation d'Ebola à grande échelle, qui montre le potentiel du virus à se répandre au-delà d'Afrique, renforcé notamment par les passagers internationaux.