Hatem Kattou
23 Novembre 2017•Mise à jour: 23 Novembre 2017
AA / Ahmed Al-Masri
La Cour d'appel de Bahreïn a confirmé mercredi une peine de prison de deux ans pour l'opposant et défendeur des droits de l'Homme Nabil Rajab pour plusieurs chefs d'accusation incluant "diffusion de fausses informations et de rumeurs sur la situation du royaume".
"La Cour d'appel a maintenu la peine contre Nabeel Rajab à deux ans", lit-on sur le compte tweeter de Rajab, alimenté par son entourage.
Rajab est accusé d’avoir déclaré à la télévision que le « Bahreïn empêche les organisations de défense des droits de l'homme et la presse internationale d’entrer sur son territoire ».
Il avait également prétendu selon les autorités, que « le pouvoir judiciaire n'est pas indépendant », accusant le gouvernement de procéder à des actes de torture contre les opposants.
Les médias bahreïnis, notamment les journaux Al-Ayyam et Al-Khaleej, ont rapporté de leur côté, sur leurs sites Web la confirmation en appel du verdict contre Rajab.
Ils ont indiqué que "la deuxième grande Cour pénale a confirmé la peine de deux ans d'emprisonnement contre Nabeel Rajab pour propagation d’informations, d’allégations mensongères et des rumeurs malveillantes."
Le jugement rendu en appel peut être interjeté auprès de la Cour de cassation, dernier degré de recours au Bahreïn.
Le 10 juillet, un tribunal bahreïni l'a condamné à deux ans d'emprisonnement pour "délit de diffusion d'informations, de déclarations et de fausses rumeurs sur la situation interne du Royaume, qui porterait atteinte à son prestige".
Rajab a été arrêté le 13 juin 2016, moins d'un an après que le roi Hamad Ben Isa al-Khalifa lui ait accordé une amnistie spéciale pour "raisons de santé", le 13 juillet 2015. Il a été condamné à six mois de prison pour avoir insulté les ministères de la Défense et de l’intérieur via "Twitter".
Nabil Rajab, 53 ans, militant des droits de l'homme, responsable du Centre des droits de l'Homme de Bahreïn (interdit par les autorités) est membre du Conseil consultatif pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord de Human Rights Watch.