Özkan Beyer,Ayşe Betül Gedikoğlu
24 Janvier 2017•Mise à jour: 24 Janvier 2017
AA - Gaziantep (Turquie)
D'après le responsable du bureau politique de l’Union Festakim (Tecemmu Festakim), Zakaria Malahefji, « si les négociations d’Astana n’aboutissent pas à un résultat positive alors la question syrienne ne pourra pas être résolu à aucun autre moment.»
L’union Festakim dispose d’un représentant parmi la délégation de l'opposition armée à Astana, à la table des pourparlers de paix pour la Syrie.
Malahefji a affirmé que les pourparlers d’Astana ont seulement pour objectif de discuter de la trêve et de trouver des solutions aux questions humanitaires.
« Nous avons formé une délégation et celle-ci est partie à Astana. Le seul objectif de tous ces groupes [de l’opposition] qui n’ont aucun lien avec le terrorisme est de changer le régime actuel […]. La Syrie croit au changement et veut passer à une période de transition », a-t-il dit.
Affirmant que c’est pour la première fois que la Russie s’entretient avec l’Armée Syrienne Libre (ASL), Malahefji a souligné: « Auparavant, une chose semblable n’avait pas été faite. Les russes semblent être très sérieux concernant cette affaire.»
Malahefji précise que les groupes militaires et politiques en Syrie respectent la Turquie.
«Ces deux pays [la Russie et la Turquie] ont une influence importante sur le régime comme sur les factions armées. Le fait qu’ils soient présents à Astana permet d'activer les discussions», a-t-il ajouté.
« Si une proposition politique nous est présentée, nous sommes prêts à en discuter autour de la table. L’opposition a montré qu’elle en était capable sur toutes les plateformes […]. Si la trêve a lieu et que des pas sont franchis pour regagner la confiance, telle que la libération des détenus ou l’ouverture de routes vers les villes sous embargo alors nous accepterons de mener des discussions pour le processus d’un gouvernement transitoire »,a-t-il dit.
Enfin, Malahefji a affirmé que les Russes doivent à cet égard faire preuve de la sensibilité nécessaire.
« Ce sera une très bonne chose si les Russes contraignent le régime à un cessez-le-feu et à participer aux négociations. Car si les négociations d’Astana n’aboutissent pas à un résultat positif, alors la question syrienne ne pourra être résolue à aucun autre moment. Astana, est un test pour les Russes comme pour le régime. S'ils sont vraiment sérieux, ce processus durera et nous continuerons à y contribuer »,a-t-il conclu.