Houssem Sadeq
24 Septembre 2017•Mise à jour: 24 Septembre 2017
AA/ Berlin / Houssem Sadeq
Les élections législatives se sont ouvertes, dimanche matin, en Allemagne.
Le scrutin a commencé à 8:00 heure locale (7:00 GMT) dans environ 73 000 bureaux de vote dans les 16 provinces [länder] allemandes et devrait se poursuivre jusqu'à 18:00 heure locale (17h00 GMT).
Quelques 62 millions électeurs sur les 82 millions citoyens du pays sont appelés à voter, dimanche, pour élire les 630 membres du Bundestag [Parlement], parmi les 4 mille 828 candidats représentant 42 partis en lice, pour les législatives allemandes.
Environ un tiers des électeurs ont déjà voté, un jour auparavant, par voie postale, selon le journal allemand « Frankfurter Allgemeine ».
Il est prévu que des médias allemands, à l’instar de la chaîne de télévision « ARD », diffusent les résultats des sondages de sortie des urnes, ce qui leur permettra d’annoncer avec précision les résultats des élections quelques minutes après la clôture du scrutin.
Cependant, les observateurs craignent une baisse de la participation lors des élections de cette année.
En 2013, le taux de participation était de 71,5%.
Les sondages d'opinion publiés au cours des deux derniers jours ont montré que l'Union chrétienne (centre droit), dirigée par la Chancelière Angela Merkel arrive en tête avec 34% des intentions de vote, suivies par les sociaux-démocrates (SPD, centre gauche) avec 21%, contre 13% Alternative pour l'Allemagne (AfD, extrême droite), et 11% pour Die Linke (gauche), 9% pour les libéraux du FDP, 8% pour les Verts, tandis que des petites formations ont été créditées de 4%.
Un parti doit franchir le seuil électoral de 5% pour s’assurer d’une représentation au Parlement.
Le chef du parti vainqueur forme une coalition et accède au poste de Chancelier.
Selon le droit allemand, le nouveau parlement doit se réunir dans les 30 jours suivant l'annonce du résultat des élections. Cependant, le processus de formation de la coalition au pouvoir peut prendre des semaines et même dans certains cas des mois de négociations entre les différentes parties.
Les négociations pour former un nouveau gouvernement ne seront pas chose aisée compte tenu des différences politiques entre l'Union chrétienne, les sociaux-démocrates (actuellement membre de la coalition gouvernementale) dans les dossiers concernant la fiscalité, la hausse du budget de l’armement, et les dépenses consacrées à l'éducation.
Merkel, qui aspire un quatrième mandat à la tête du gouvernement, a à plusieurs déclaré, lors de la campagne électorale, qu’elle exclurait une alliance avec l'AfD (extrême droite) ou avec Die Linke, selon l’hebdomadaire « Der Spiegel ».
Les élections législatives sont tenues en Allemagne tous les quatre ans.