Saida Charafeddine
07 Décembre 2015•Mise à jour: 07 Décembre 2015
AA/Alger/ Ahmed Aziz
Une source sécuritaire algérienne a déclaré, lundi, que les autorités du pays ont mis pas moins de 200 personnes, ayant résidé en Syrie, en Libye ou au Yémen, sous surveillance serrée se basant sur la loi sur la lutte contre le terrorisme et le recrutement de combattants par Daech.
La source qui a requis l’anonymat, a déclaré à Anadolu que l’appareil sécuritaire algérien soumet «ceux qui reviennent de Syrie, du Yémen et de Libye à la surveillance, outre ceux qui ont été condamnés pour tentative de départ vers la Syrie afin de rejoindre Daech et qui ont déjà purgé leur peine»
«Cette surveillance entre dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et contre la propagation de la pensée extrémiste. L’application de cette mesure a été renforcée depuis les attaques de Paris le 13 novembre dernier » a ajouté la source sécuritaire.
Elle a précisé par ailleurs que les «suspects sont assignés à résidence et régulièrement convoqués pour interrogatoire jusqu’à la publication d’une recommandation sécuritaire signifiant que tel ou tel individu suspect ne représente aucun danger».
L’activiste dans le Réseau arabe des droits de l’Homme (Non gouvernemental), Wissani Badreddine, a indiqué de son côté, à Anadolu que «ceux qui reviennent de Syrie, du Yémen et de Libye sont soumis, à leur arrivée, à un interrogatoire préliminaire et si leur appartenance à un groupe terroriste n’est pas prouvée, ils sont libérés. Sauf que n’importe quel individu qui revient de Libye est automatiquement accusé d’avoir enfreint la loi sur le voyage, les Algériens étant interdits de voyager en Libye et tous les points de passage terrestres entre les deux pays étant fermés et les vols inexistants».
Par ailleurs les tribunaux algériens condamnent généralement ceux qui tentent de voyager en Syrie, pour «propagande en faveur de groupes terroristes». certains d’entre eux ont écopé des peines allant de 5 à 3 ans d’emprisonnement.
Cependant les autorités algériennes «ne parlent jamais du nombre réel des Algériens membres de Daech» a fait remarquer un spécialiste de la sécurité et des groupes extrémiste en Algérie, Mohamed Touati.
«Le nombre le plus crédible pour la Syrie semble être de 400 combattants et celui des Algériens impliqués dans des groupe extrémistes en Libye varie entre 80 et 100, alors que 19 Algériens seulement sont recherchés pour avoir combattu au Yémen dans les rangs d’al-Qaïda» a indiqué l’expert a indiqué à Anadolu.