Abdullah Doğan,Muhammed Ali Akman,Ayşe Betül Gedikoğlu
20 Décembre 2016•Mise à jour: 21 Décembre 2016
AA - Konya (Turquie)
Les membres de la famille syrienne Attar ont relaté le drame qu’ils ont vécu à Alep-Est, zone assiégée par les soldats du régime de Damas et les groupes terroristes étrangers pro-Bachar al-Assad.
Lors d’une interview accordée à l’agence Anadolu (AA), ils ont indiqué que des groupes terroristes étrangers ont lancé une bombe contre la zone où étaient rassemblés des civils et à partir de laquelle s’effectuait les opérations d'évacuation.
Ils ont noté que des dizaines de personnes sont mortes sur les lieux et que des centaines d'autres ont été blessées.
Au cours de l’attaque, le père de famille, Hamza Attar, et sa fille Merve, âgée de douze ans, ont été blessés par des pièces de shrapnel (obus à balles). La mère Mürved et le fils Muhammed ont également été touché, respectivement, au niveau de la main et de la jambe.
Dans un premier temps, la famille Attar a été transportée à l’hôpital Al-Quds. Ensuite, elle a été emmenée à Idleb, puis en Turquie.
Un premier traitement leur a été dispensé à Hatay, puis ils ont été transférés à l’hôpital de Konya.
Murved Attar a indiqué à Anadolu que durant les attaques perpétrées au cours des dernier mois, des bâtiments, des hôpitaux et des lieux cultes ont été totalement détruits.
Elle a noté que, plus la zone assiégée se rétrécissait, plus l’intensité des attaques augmentait.
"Il y avait des attaques chaque jours. Une dizaine de jours auparavant, notre maison a été frappée, et nous avons du y sortir sans emmener le moindre de nos effets. Mon mari et mes deux enfants ont été blessés. Nous sommes allés à l’hôpital d’Alep. La vie était très mauvaise là bas, il n’y avait pas d’électricité, de nourriture, ni d’eau. La ville d'Alep était bombardée sans cesse", a-t-elle dit.
Et Murved d’ajouter: "Personne ne nous a aidé à part le Président Erdogan. Que dieu préserve Erdogan et le peuple turc".
Pour sa part, le fils de la famille Attar, Mohammed, âgé de dix ans, a affirmé qu’il n’a pas pu surmonter le choc de ce qu’il a vécu.
"Le missile qui a été lancé alors que nous tentions d’échapper d'Alep est tombé dans un axe très proche de la zone de rassemblement. A ce moment là, un particule est tombé sur mon pied. Il y avait des morts et des blessés. Ma mère, mon père et ma soeur ont été touchés. Alep était quasiment frappée chaque minute. […] Par ailleurs, il était de plus en plus difficile de trouver à manger et à boire", a-t-il déploré.
"Nous avons réussi à fuir mais mes amis et les membres de notre famille sont restés là bas. Je pris pour qu’ils soient eux aussi sauvés", a-t-il conclu.