Michael Hernandez
23 Octobre 2018•Mise à jour: 23 Octobre 2018
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Le vice-président des Etats-Unis, Mike Pence a affirmé, mardi que Washington réagira au "meurtre brutal" du chroniqueur Jamal Khashoggi.
Pence a qualifié la disparition et la mort de Khashoggi "d'attaque contre la presse libre et indépendante", lors d’une conférence organisée par le « Washington Post ».
"Notre administration est déterminée à utiliser tous les moyens à sa disposition pour aller au fond des choses", a déclaré Pence.
Pence a confirmé que la directrice de la CIA, Gina Haspel, est actuellement en Turquie pour examiner les preuves relatives à l'affaire Khashoggi.
"Nous allons suivre les faits. Nous allons exiger que les responsables soient tenus pour responsables", a-t-il déclaré.
Réagissant aux déclarations du président turc, Pence a indiqué que les déclarations de la Turquie « contredisent les affirmations antérieures du régime saoudien », soulignant la détermination de l’administration à faire la lumière sur l’affaire.
"Le monde regarde. Le peuple américain veut des réponses et nous exigerons que ces réponses nous soient fournies", a-t-il déclaré.
"En demandant aux responsables de cet acte barbare, nous le ferons également à la lumière et dans le contexte des intérêts nationaux vitaux de l'Amérique dans la région".
"Quand la directrice de la CIA reviendra, elle informera le président, moi-même et toute notre équipe de ce que les Turcs ont collecté", a-t-il déclaré. "Je tiens à assurer le peuple américain que nous irons au fond des choses. Cet assassinat brutal d'un journaliste, d'un innocent, d'un dissident, aura une réponse américaine, et j'espère une réponse internationale. "
Après avoir nié pendant deux semaines disposer d’informations sur l'endroit où se trouve Khashoggi, l'Arabie saoudite a admis, samedi, que le journaliste a été tué lors d'une bagarre dans son consulat à Istanbul.
Son corps n’a pas été retrouvé et l’Arabie saoudite n’a pas, non plus, expliqué dans son récit ce qui s’était exactement passé.
Lors d'une réunion du groupe du parti "Justice et développement" (AK) au pouvoir, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que le meurtre de Khashoggi a été prémédité, soulignant que la Turquie dispose de preuves solides prouvant que le crime a été planifié et prémédité.