Hafawa Rebhi
21 Novembre 2018•Mise à jour: 23 Novembre 2018
AA / New York / Mohamed Tareq
Nous menons des consultations avec le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, et la Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, sur l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans le consulat de son pays à Istanbul, a déclaré mercredi la présidente de l'Assemblée générale des Nations Unies, Maria Fernanda Espinosa.
La responsable onusienne s’est ainsi exprimée lors d'une conférence de presse tenue au siège l'Assemblée générale des Nations Unies à New York.
"Dès la confirmation du meurtre du journaliste saoudien, j'ai immédiatement condamné le crime et demandé une enquête indépendante et approfondie sur l'affaire", a déclaré Espinosa.
"J'ai également insisté sur la nécessité de tenir pour responsables toutes les personnes impliquées. Je suis en contact avec le Secrétaire général (Guterres) et la Haut-commissaire aux droits de l'homme, mais l'Assemblée générale ne peut à elle seule mener une enquête internationale que par le biais de mécanismes spécifiques", a-t-elle expliqué.
La présidente de l'Assemblée générale de l'ONU ne s’est pas prononcée sur les résultats de ses consultations avec le Secrétaire général et la Haut-commissaire aux droits de l'homme à cet égard.
"Khashoggi n'est pas le seul journaliste tué cette année. Il y a aussi 45 autres journalistes qui ont été tués et c'est totalement inacceptable", a-t-elle ajouté.
Espinosa s’est abstenu de commenter les dernières déclarations de Donald Trump sur l’affaire. "Cette déclaration a été publiée par un chef d'Etat de l'Assemblée générale, et je ne peux pas en parler", a-t-elle fait savoir.
"Mais je dis que nous sommes très préoccupés par le meurtre du journaliste saoudien et que des consultations sont en cours avec le Secrétaire général et le Conseil des droits de l'homme à cet égard", a-t-elle ajouté.
Dans un communiqué publié mardi par la Maison Blanche, Trump a déclaré que "les Etats-Unis avaient l'intention de rester un partenaire puissant de l'Arabie saoudite afin de protéger ses intérêts, ceux d'Israël et des autres partenaires de Washington dans la région".
Trump a, toutefois, déclaré dans le même communiqué qu'il "est très probable que le prince héritier saoudien (Muhammad bin Salman) ait été au courant de la mort de Khashoggi".
Riyad fait face à une crise majeure sur fond de l’assassinat du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, dans son consulat à Istanbul, le 2 octobre.