Wafae El Baghouani
29 Avril 2026•Mise à jour: 29 Avril 2026
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
Le président français Emmanuel Macron a demandé mercredi au gouvernement de travailler à de « nouvelles réponses » pour faire face à la hausse des prix de l’énergie et des carburants, sur fond de fortes tensions géopolitiques liées à la guerre au Moyen-Orient et au blocage prolongé du détroit d’Ormuz.
À l’issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a indiqué que le chef de l’État avait appelé « l’ensemble du gouvernement à continuer de recevoir les professions concernées par la hausse du prix de l’énergie et des carburants ministère par ministère », afin de « construire avec eux d’éventuelles nouvelles réponses ».
Selon elle, ces dispositifs pourraient inclure à la fois « des réponses d’appui à la trésorerie » pour les secteurs les plus exposés ainsi que « des réponses ciblées » destinées à anticiper les difficultés des prochaines semaines.
Cette déclaration intervient alors que l’exécutif français suit désormais la crise énergétique sur une base mensualisée, en reconduisant si nécessaire les aides sectorielles mises en place depuis l’intensification du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran.
Depuis la fermeture partielle du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitait environ un cinquième du pétrole mondial avant le déclenchement de la guerre, les marchés pétroliers restent sous tension.
Mercredi matin, le baril de Brent dépassait les 114 dollars, son plus haut niveau depuis la trêve fragile instaurée début avril, alimentant les inquiétudes sur une nouvelle poussée inflationniste en Europe.
Dans ce contexte, plusieurs secteurs français dépendants du transport routier et aérien ont multiplié les alertes sur la hausse de leurs coûts d’exploitation, tandis que les compagnies aériennes doivent être reçues le 6 mai prochain au ministère des Transports pour faire le point sur l’approvisionnement en kérosène.
Le gouvernement français avait assuré mardi qu’aucune pénurie immédiate de carburant n’était à craindre dans le pays, tout en reconnaissant que la persistance du conflit au Moyen-Orient maintenait un environnement économique « extrêmement volatil ».