Wafae El Baghouani
01 Juillet 2026•Mise à jour: 01 Juillet 2026
Cinq jeunes français âgés de 16 à 22 ans ont été interpellés dans le cadre d'une enquête sur une série de cyberattaques ayant visé plusieurs établissements de santé et organismes publics, ont annoncé mercredi les autorités françaises.
Selon l'Office de lutte contre la cybercriminalité (Ofac), les suspects sont soupçonnés d'appartenir au groupe de pirates informatiques connu sous le nom de « Marak ».
L'enquête avait été ouverte il y a un an après la compromission d'un établissement de santé situé dans le département de la Loire. Les investigations ont permis de relier le groupe à des attaques contre une dizaine d'établissements de santé, des entreprises du secteur médical ainsi qu'une messagerie utilisée par le service des douanes.
D'après les premiers éléments de l'enquête, les suspects auraient exploité une faille liée au processus d'authentification des cartes professionnelles dématérialisées afin d'accéder aux systèmes informatiques des victimes et d'y dérober des données sensibles.
Près de quatre millions de dossiers de patients auraient ainsi été exfiltrés. Les informations compromises comprennent notamment les noms, prénoms, dates de naissance, ainsi que des données médicales telles que les pathologies et les traitements des patients.
Le CERT Santé, l'organisme chargé de la réponse aux incidents de cybersécurité dans le secteur de la santé, a souligné que les opérations d'investigation numérique et la collecte d'éléments techniques ont joué un rôle déterminant dans l'identification des suspects.
Cette affaire intervient quelques semaines après une autre opération menée par les autorités françaises contre la cybercriminalité. En juin, deux jeunes de 15 et 22 ans avaient été interpellés, soupçonnés d'agir pour le compte du groupe « Dumpsec », accusé d'avoir dérobé des dizaines de millions de données personnelles appartenant à des entreprises, des hôpitaux, des fédérations et des institutions publiques, dont l'Assemblée nationale.
L'enquête se poursuit afin de déterminer l'étendue des activités du groupe « Marak » et d'identifier d'éventuels complices.