Serap Dogansoy
05 Juin 2026•Mise à jour: 05 Juin 2026
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Une enquête a été ouverte à Paris après les plaintes déposées par quatre députés de La France insoumise (LFI) dénonçant un courrier à caractère raciste les visant et reprenant des images détournées de la bande dessinée « Tintin au Congo », a annoncé vendredi le parquet de Paris.
Selon le ministère public, le Pôle national de lutte contre la haine en ligne a été saisi le 14 avril des plaintes déposées par Danièle Obono, Aly Diouara, Carlos Martens Bilongo et Nadège Abomangoli.
L’enquête a été ouverte pour « injure non publique aggravée par la discrimination » et « communication par voie électronique » et confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).
Un courrier reçu à l’Assemblée nationale
D’après la plainte consultée par plusieurs médias français, le courrier avait été adressé au groupe parlementaire LFI et reçu à l’Assemblée nationale le 26 mars.
Le document contenait plusieurs vignettes détournées de l’album « Tintin au Congo », accompagnées de messages visant nommément les quatre députés.
Les élus ont également dénoncé la republication de ces contenus sur les réseaux sociaux.
Identifier les auteurs
L’avocate des parlementaires, Me Chirinne Ardakani, a indiqué que la plainte visait à permettre l’identification et la poursuite des auteurs des messages.
Elle a estimé que les élus concernés avaient été visés par des contenus racistes les assimilant à des animaux et contestant leur dignité en raison de leur couleur de peau.
Selon elle, l’ouverture de cette enquête doit permettre de déterminer l’origine du courrier et les conditions de sa diffusion en ligne.
L’affaire intervient dans un contexte de multiplication des procédures engagées par des responsables politiques, des associations et des particuliers pour des faits de haine raciale et de discriminations diffusés sur internet.
Le Pôle national de lutte contre la haine en ligne, créé pour centraliser ce type de contentieux, est compétent pour coordonner les investigations relatives aux infractions commises sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux.