AA/Amman/Yanel Nawaf al-Barmaoui
L’ambassadeur d’Irak à Amman, Jawad Abbas, a déclaré à Anadolu que son pays n’a pas exporté de pétrole vers la Jordanie depuis 14 mois à cause de la situation sécuritaire dégradée prévalant en Irak.
Il a précisé que la compagnie de transport refuse de mettre en péril et ses chauffeurs et son matériel pour acheminer le pétroler irakien vers la Jordanie.
La Jordanie importait de l’Irak environ 10 mille barils de pétrole par jour à des prix préférentiels (- 18 dollars que le cours international). Ce qui représentait 10 % de des besoins pétroliers de Jordanie dont la plus grande partie vient d’Arabie Saoudite.
Des centaines de camions-citernes assuraient le transit du pétrole irakien entre la raffinerie de Baiji au nord de Bagdad et la raffinerie de Zarqa à l’est d’Amman. Les transporteurs devaient parcourir de 1000 km de part et d’autre pour arriver à destination.
L’ambassadeur irakien a souligné que son pays demeure attaché à la réalisation dans les meilleurs délais du projet d’Oléoduc avec la Jordanie relevant que ce sont "les troubles marquant le pays (l'Irak) qui ont retardé le projet".
L’Irak et la Jordanie avait signé une convention cadre pour la construction d’un oléoduc entre Bassorah dans le sud de l'Irak et le port d'Aqaba, dans le sud de la Jordanie (sur la mer rouge).
Le premier ministre jordanien Abdallah Ennoussour avait déclaré jeudi à l’occasion d’une rencontre avec le ministre irakien du Transport Baqir Jabr al-Zubaidi à Amman « Nous sommes impatient de voir le projet de l’oléoduc voir le jour ».
La Jordanie se retrouve confrontée à un ensemble de défis véhiculés, notamment, par la hausse de la facture énergétique qui avoisine les 6,5 milliards de dollars surtout depuis la suspension du gaz acheminé par l’Egypte et qui servait à la production de l’électricité.
Le gouvernement jordanien fait par ailleurs face à de fortes pressions populaires et parlementaires visant à suspendre l’importation du gaz israélien.