AA - Ankara - Nur Gülsoy
L'Eurogroupe et la Grèce se sont mis d'accord sur un troisième plan d'aide, après des négociations qui ont duré seize heures.
Le Premier ministre belge Charles Michel et le président du Conseil européen, Donald Tusk ont annoncé l'accord sur leur compte Twitter, lundi.
"Lors du sommet de la zone euro, un accord a été conclu a l'unanimité, a déclaré Tusk. Tout le monde est prêt à inclure la Grèce au programme de Mécanisme européen de stabilité (3ème plan de sauvetage)."
Pour ne pas sortir de la zone euro et ne pas faire faillite, la Grèce a dû faire de graves concessions.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras a dû renoncer aux promesses qu'il avait annoncées avant d'arriver au pouvoir, à savoir la fin de la politique d'austérité, le renvoi de la troïka (Commission européenne - Banque centrale européenne (BCE) - Fonds monétaire internaitonal-FMI), et la réduction des dettes.
Tsipras a maintenant accepté de réformer le marché du travail et le système de retraite, les privatisations, la réglementation fiscale.
Le pays ne pouvant pas sortir de la crise malgré deux plans de sauvetage d'une somme totale de 240 milliards d'euros, pour les cinq dernières années, le Parlement grec doit adopter les réformes exigées dans la semaine courante pour que le troisième plan de sauvetage de 85 milliards d'euros puisse être lancé.