AA/ Abidjan/ Fulbert Yao/ Issiaka N'guessan
Le Nigérian Akinwumi Adesina a été investi mardi à Abidjan, président de la Banque africaine de développement (BAD), pour un mandat de cinq ans, succédant ainsi au Rwandais Donald Kaberuka (2005-2015).
Il devient le 8ème président de la Banque depuis sa création le 4 août 1963 à Khartoum.
"J'accepte cette charge avec un grand sens de responsabilité, enthousiasme, dévouement et engagement total" a déclaré Adesina dans son discours d'investiture.
Akinwumi Adesina a été investi en présence du chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, du vice-président du Nigeria Yemi Osinbajo, de l'ex-chef de l'Etat du Cap Vert Pedro Pires, du Ministre zambien des Finances Alexander Chikwanda, ainsi que du dernier président de la BAD, Donald Kaberuka.
Avant son élection au poste de président de la banque par le Conseil des gouverneurs , le 28 mai dernier, Adesina était ministre de l’Agriculture et du Développement rural au Nigéria, poste qu’il a occupé de juillet 2011 à mai 2015.
Le Nigérian a été élu avec la majorité des suffrages avec 58,10 % des voix, loin devant le Tchadien Bedoumra Kordjé, 30 %, et la Cap-Verdienne Cristina Duarte qui n’a obtenu que 10 % des votes.
Economiste du développement et expert en developpement agricole, le nouveau patron de la BAD totalise 25 années d’expérience internationale. Il place l’agriculture au cœur de ses ambitions pour bâtir "une Afrique verte", selon les propos qu'il a tenus dans son discours d'investiture.
Sous l’impulsion de son prédécesseur Donald Kaberuka, les finances de la banque ont, en dix ans, augmenté avec un capital qui se chiffre aujourd’hui à 100 milliards USD - 40% sont détenus par 26 pays membres non africains dont les USA, la France et le Japon.
La BAD a aussi démontré sa capacité à répondre aux situations de crise comme l’épidémie d’Ebola. Elle a débloqué 800 millions pour renforcer les systèmes de santé et aider à la relance des pays affectés.