AA - Ankara - Bilal Muftuoglu
La Banque centrale européenne (BCE) a restreint mercredi l'accès des banques grecques à ses fonds.
Au terme d'une réunion entre le président de la BCE Mario Draghi et le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, l'institution monétaire de Francfort a annoncé qu'elle n'acceptera plus que les obligations grecques ne seront plus comme un nantissement. La disposition permettait jusqu'ici aux banques grecques de financer des achats d'obligations souveraines de leur pays, et à Athènes ainsi de lever de l'argent.
La disposition autorisait par ailleurs l'emprunt de l'argent auprès de la BCE avec des garanties inférieures à ce qu'elle exige habituellement.
Les banques grecques sont en crise de liquidité et sans accès à ces instruments. La seule ressource dont disposent les banques grecques sont les prêts d'urgence de la BCE.
Les banques de Grèce seront ainsi obligées de convertir près de 30 milliards d'euros en prêts d'urgence, qui coûtent plus chers et nécessitent l'accord de Francfort.
La BCE a fait savoir dans un communiqué que sa décision est basée sur les réglementations du système monétaire européen.
La mesure en question entrera en vigueur le 11 février, a ajouté la Banque.
Le ministre Varoufakis a répliqué à la décision, en affirmant qu'elle n'aura ''pas de répercussions négatives'' sur le marché financier de son pays. Selon le ministre, cette mesure mettrait l'Eurogroupe sous pression ''pour progresser rapidement vers la conclusion d'un accord entre la Grèce et ses partenaires qui bénéficierait aux deux parties''. L'accord porte sur le remboursement de la dette grecque.
Varoufakis rencontre jeudi son homologue allemand Wolfgang Schauble à Berlin pour renégocier la dette grecque.