AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La mise à l'honneur de la ville de Tel Aviv sur les rives de la Seine, à Paris, dans le cadre de "Paris Plages", a été discrètement inaugurée jeudi avec un nombre faible des visiteurs, suite à la vague de l'opposition contre l'organisation de l'évènement.
Défendu par la maire de Paris, Anne Hidalgo et par le Premier ministre français Manuel Valls, comme un évènement festif, l'évènement a été marqué par la présence d'un très grand nombre des journalistes et des policiers, estimés à quelque 500, et d'un nombre faible des visiteurs. La mairie a finalement décidé de garder le "profil bas", dès lors que la journée a été inaugurée par Patrick Klugman, chargé des Relations Internationales à la place de Hidalgo. Dans sa déclaration à la presse, Klugman a noté que la mairie "s'intéresse" à travailler à la fois avec les villes israéliennes et palestiniennes.
Toutes les entrées au site de "Tel Aviv sur Seine" ont pourtant été placées sous haute surveillance, avec un accès limité pour les journalistes accrédités et les Parisiens, pouvant passer les contrôles de sécurité. Le nombre des journalistes a même dépassé celui des visiteurs, a confirmé la police sur place à Anadolu.
Parmi les visiteurs, figuraient en grande partie les organisateurs de "Tel Aviv sur Seine" et les membres de la communauté juive à Paris. Une contre-manifestation, organisée par des associations pro-palestiniennes est prévue cet après-midi entre le Pont d'Arcole et le Pont au change sur les rives de la Seine, juste à côté de l'espace dédié au "Tel Aviv sur Seine".
Les partis politiques représentés au sein du Conseil municipal de Paris et opposés à l'évènement, à l'instar du Parti de gauche et le Parti communiste, ont finalement appelé jeudi matin à ne pas manifester contre "Tel Aviv sur Seine".
"On n'appelle pas à se mobiliser pour une simple raison, c'est qu'on a vu sur les réseaux sociaux depuis des jours, y compris venant d'une certaine extrême droite sioniste, des appels à la provocation extrêmement violents. Il y a plein de gens qui rêvent que ça se passe mal, et nous n'avons pas les moyens militants d'éviter les provocations de ce type", a déclaré jeudi matin Eric Coquerel, coordinateur politique du Parti de Gauche, sur Europe 1.
Coquerel s'est pourtant félicité que son camp ait "réussi à imposer un débat" public sur le sujet, qu'il juge "nécessaire".