AA / Mogadiscio / Yassin Juma
Deux soldats de l’armée somalienne ont été exécutés, mercredi, près de la capitale provinciale de la région de Gedo, Garbahaarreey.
« Il m’a été confirmé par l’autorité locale que deux de nos soldats ont été tués près de Garbahaarreey » a déclaré, à l’Agence Anadolu (AA), un responsable de la Sécurité nationale, Mohamed Osman.
Des éléments d’al-Shabab ont pendu les deux militaires.
Le groupe armé extrémiste a utilisé cette méthode pour exécuter les personnes suspectées d’être des espions.
Les soldats somaliens exécutés étaient deux frères qui s’étaient rendu, la semaine dernière, à Garbahaarreey pour rendre visite à des proches lorsqu’ils ont été enlevés par des membres d’al-Shabab.
Certaines zones de la région de Gedo, située aux frontières avec le Kenya, demeurent sous le contrôle d’al-Shabab, tandis que le reste de la région est tenue par les troupes somaliennes et éthiopiennes.
D’après le gouvernement somalien, 131 personnes ont été tuées dans des attaques d’al-Shabab, en 2014, ce qui représente une baisse importante depuis 2006.
Un journaliste local, Mohamed Dahir, a, pour sa part, déclaré ne pas être convaincu par les chiffres avancés par le gouvernement.
« Nous rapportons les massacres d’al-Shabab à un rythme quasi-quotidien » a récemment révélé Dahir à l’Agence Anadolu (AA).
«Si jamais les chiffres sont correctes, cela voudrait simplement dire qu’al-Shabab a commis plus de meurtres du coté Kényan de la frontière que du côté somalien» a-t-il expliqué.
Créé en 2004, le groupe al-Shabab combat ces dernières années le gouvernement somalien dans l’objectif notamment d’acquérir et de contrôler un important territoire en Somalie.
Bien qu’il ait été chassé de la capitale somalienne, Mogadiscio, et de la majorité de ses anciens bastions à travers le pays, al-Shabab continue à cibler des responsables gouvernementaux et des soldats étrangers déployés dans le pays.
La Somalie semblait récemment s’approcher d’une certaine stabilité avec la mise en place d’un nouveau gouvernement et l’intervention des troupes de l’Union Africaine.
Le pays reste cependant toujours en proie aux violences politiques depuis le déclenchement de la guerre civile, en 1991.