AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Paris a été de nouveau survolé par des drones pour la deuxième nuit consécutive, dans la nuit du 23 février et celle du mardi au mercredi, selon des sources policières.
Contrairement aux précisions sur les activités de survol du 23 février, les informations sur le nombre des drones et leurs emplacements sont cette fois-ci imprécises. La police a repéré au moins cinq drones, près de la place de la Concorde, des Invalides, le long de la Seine, près de la Tour Eiffel mais aussi aux abords de plusieurs portes sur le périphérique de Paris, notamment celles de Saint-Cloud et de Clignancourt, a indiqué la presse française.
Contactée par Anadolu, la Gendarmerie des transports aériens (GTA), autorité chargée de l'enquête sur les drones, a tenu à souligner qu'étant donné le caractère ''secret'' de l'investigation, le nombre exact des drones et leurs positions ne seront dévoilés qu'à la fin de l'enquête. La GTA a aussi rappelé que ni la police ni elle-même ne sont autorisées à préciser les détails tout en ajoutant qu'elle ne tire aucune conclusion préliminaire de l'affaire à l'heure actuelle.
La compagnie de drones françaises "100% Aérien", s'exprimant à Anadolu, a assuré que l'opérateur anonyme des drones cherche ''la médiatisation'' au vu de leur concentration sur des sites touristiques. Elle a précisé également que ces survols ne peuvent pas être à pilotage "standard", car dans ce cas le pilote ayant l'obligation d'être très proche des drones, se ''serait fait arrêté''. 100% Aérien a aussi exclu la possibilité du vol en immersion, vu de la complexité de survol durant la nuit et les ''distances impossibles''. Le seul moyen possible pour le groupe fabriquant et prestataire de drones, serait par Waypoint, détermination manuelle de l'itinéraire du drone qu'il stocke en mémoire avant le survol.
Les opérateurs pourraient être des jeunes, rebelles ou hacker ou encore ''un organisme pour vendre des moyens de défense'', selon "100% Aérien".