AA – Nations Unies – Naz Altinsoy
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a révélé que les enfants subissent les sévices physiques, sexuels et psychologiques dans chaque pays et communauté du monde.
L’Unicef a publié jeudi, un rapport intitulé "Cachée sous nos yeux", se basant sur les études menées dans 190 pays.
"La violence envers les enfants se produit chaque jour et partout, sans distinction d’âge, de région, de religion, ni d’ethnie, a affirmé Anthony Lake, Directeur général de l’Unicef. Même lorsqu’ils sont supposé être en sureté, les enfants subissent la violence des membres de familles, leurs instituteurs, leurs voisins ou des autres enfants".
Le rapport atteste que plus de 120 millions de jeunes filles de moins de 20 ans, ont été victimes de vilences sexuelles en 2012, soit une fille sur dix de cette tranche d’âge. Près de 84 millions de filles, âgées entre 15 et 19 ans, ont été victimes de violences émotionnelles, physiques ou sexuelles perpétrées par leurs époux ou partenaires.
En Europe et en Amérique du nord, les violences sexuelles se manifestent majoritairement sur Internet. En Suisse, une enquête nationale menée en 2009 sur les filles et les garçons âgés de 15 à 17 ans montre que respectivement 22 % et 8 % d’entre eux ont connu au moins un incident lié à la violence sexuelle et impliquant un contact physique.
Selon le rapport, un cinquième des victimes d’homicides dans le monde, sont des enfants ou adolescents de moins de 20 ans. Dans certains pays de l’Amérique latine, dont le Venezuela, le Brésil, le Guatemala ou la Colombie, les homicides sont les principales causes de décès chez les jeunes garçons âgés de 10 à 19 ans. Parmi les pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, les États-Unis ont le taux le plus élevé d’homicides.
L’Unicef souligne que la hausse des violences perpétrées contre les enfants s’explique par la difficulté pour les enfants de demander de l’aide, l’absence de législation protégeant les enfants dans la majorité des pays et l’absence d’institution de protection des enfants.
"La violence envers les enfants n’est pas inévitable. On peut la prévenir si nous refusons qu’elle reste dans l’ombre. Les faits contenus dans ce rapport nous obligent à agir, dans l’intérêt de chacun de ces enfants et pour renforcer les sociétés partout dans le monde", a indiqué Lake.