AA/ Abidjan/ Issiaka N'guessan
Les fidèles musulmans ivoiriens ont célébré, lundi matin, dans les mosquées de l’ensemble du pays, la fête de l’Aïd-el Fitr dans la joie du devoir accompli, après 29 jours de jeûne, tout au long du mois de Ramadan, et l’allégresse de la fête, endimanchés qu'ils étaient des plus beaux boubous, robes en tissu bazin de toutes les couleurs, pour hommes, femmes et enfants.
La cérémonie officielle qui se tient chaque année à la mosquée de la Riviera Golf dans l’Ouest d’Abidjan n’a pas dérogé à la règle. La prière, dirigée par l’imam El hadj Mamadou Traoré, s’est déroulée en présence du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, de membres du gouvernement, de conseillers et de présidents d’institutions, tous de confession musulmane.
« Chers frères, chères sœurs en Islam, sachez que le mois de ramadan que nous venons de vivre par la grâce d’Allah sera, le jour du jugement dernier, témoin pour nous ou contre nous. Il sera en vérité, témoin pour ceux et celles d’entre nous qui ont observé le jeûne prescrit comme il se doit en évitant tout ce qui semble interdit au jeûneur, qui ont accompli les prières subrogatoires recommandées, en plus des prières obligatoires, qui ont fait acte de générosité à l’égard de leurs semblables dans le besoin» a expliqué l’imam Mamadou Traoré.
Le mois de ramadan bénéfique a été explicité en ses bienfaits aux fidèles réunis nombreux ce matin.
« C’est pour ces personnes là qui ont vécu pleinement et pieusement le mois de ramadan et qui peuvent aujourd’hui se réjouir. C'est pour eux que le Prophète (SAW), dans un hadith rapporté par Ouslim dit, « Le jeûneur a deux moments de joie, il se réjouit lorsqu’il rompt son jeûne à la fin de ramadan, il se réjouit lorsqu’il rencontre son Seigneur le jour du jugement dernier pour recevoir de lui sa récompense à savoir l’agrément d’Allah et le paradis où il vivra dans la béatitude éternelle » a donc rappelé le guide religieux.
Toujours à Abidjan, mais dans le quartier populaire et pauvre de Williamsville, dans le secteur Sodeci, l’imam Kane Mohamed a insisté sur « le pardon » et « la symbolique de cette journée de prière de fin de jeûne de ramadan ».
Il a conseillé aux fidèles de « demander pardon aux enfants, aux épouses, aux amis » pour des fautes commises en vue « de consolider les relations sociales pour un nouveau départ ».
Revenant sur la symbolique de ce jour saint, Kané Mohamed a estimé que cette journée est « une journée d’adoration, de grâce, de pardon, de bénédiction que les fidèles doivent partager avec leur entourage. »
A Touba (Ouest, 707 Km d’Abidjan), l’imam Canvally Fadiga a achevé sa prière sur la culture et l’entretien de la foi en Allah, a rapporté une source locale à Anadolu.
« Nous, hommes, tenons beaucoup plus à notre corps et à notre beauté sur terre alors que dans peu de temps, nous serons consommé par les vers et la poussière. Il n’y a rien de tel que d’avoir la foi et de croire en Allah parce que c’est la finalité de tout » a-t-il recommandé aux fidèles. El hadj Badjawari Touré de la grande mosquée de Bouaké (Centre-Nord, 379 Km d’Abidjan) a pour sa part dit des bénédictions pour la paix en Côte d’Ivoire et les ivoiriens.