AA / Al-Aqsa / Abderraouf Arnaout
Le directeur des Waqfs islamiques à Jérusalem-est, Cheikh Azzam al-Khatib, a déclaré à Anadolu que près de 300 policiers israéliens ont envahi, mercredi, la mosquée al-Aqsa, précisant que «certains d’entre eux ont même atteint le Menbar de la mosquée al-Qiblî avec leurs chaussures».
Dans une communication téléphonique de l’intérieur de la mosquée avec Anadolu, al-Khatib a affirmé que «pour la première fois depuis 1967, les forces de la police israélienne ont foulé avec leurs chaussures la zone du Menbar d’al-Aqsa, à l’intérieur de la mosquée Qiblî, pour poursuivre et attraper les fidèles».
Al-Khatib considère que cette affaire est «très grave, qu’elle est inédite et qu’elle est complètement condamnable et inacceptable», assurant que «la police israélienne devra en assumer les conséquences».
La police israélienne a pour habitude de poursuivre les fidèles d’al-Aqsa jusqu’à l’entrée de la mosquée Qiblî sans y pénétrer.
Dans la journée du mercredi, la police israélienne avait fermé la mosquée al-Aqsa aux visiteurs (non musulmans), mais des témoins oculaires ont affirmé qu’elle empêchait également les fidèles musulmans d’y entrer.
Dans un tweet sur son compte officiel, la police israélienne avait annoncé: «Des dizaines d’individus cagoulés ont jeté des pierres et des feux d’artifices à la police dans le Mont du Temple (Mosquée al-Aqsa) et nos éléments ont poursuivi les émeutiers», ajoutant : «à cause de ces événements, le Mont du Temple est interdit d’accès aux visiteurs».
Ces deux dernières semaines, les forces israéliennes ont réprimé à plusieurs reprises des manifestations de Palestiniens indignés par la fermeture, jeudi, de la mosquée al-Aqsa suite à un attentat contre un rabbin extrémiste à Jérusalem-Ouest.
Les autorités israéliennes ont finalement rouvert la mosquée le lendemain, après de violentes confrontations avec la population palestinienne, mais en ont interdit l’accès aux hommes musulmans âgés de moins de 50 ans.
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a averti, pour sa part, que la fermeture de la mosquée al-Aqsa constituait une «déclaration de guerre» contre le peuple palestinien et leurs lieux saints.