AA/Bujumbura/ Onesphore Nibigira
Panta Léon Hakizimana 56 ans et ses deux fils jumeaux Fleury et Frank âgés de 23 ont été enterrés, mardi, dans une ambiance de tristesse et de colère.
Tous trois avaient été assassinés le 1er juillet alors que le Burundi célébrait ses 53 ans d'indépendance. Des tirs nourris avaient été entendus à Mutakura et Cbitoke, deux quartiers contestataires (anti-troisième mandat du président Pierre Nkurunziza) dans le nord de Bujumbura durant toute la journée et la nuit avec un bilan de 6 civils et 1 policier tués.
La police avait évoqué des heurts avec des assaillants, une thèse que les habitants des deux quartiers rejettent catégoriquement accusant la police d’avoir, sciemment, visé des civils.
Des membres de la famille, des amis et des proches des disparus étaient rassemblés devant la morgue de l’hôpital universitaire, dans la matinée.
Ils ont, ensuite, accompagné le cortège funèbre vers la paroisse catholique de Ngagara, au nord de la capitale Bujumbura où la messe a eu lieu dans une tristesse qui se lisait sur presque tous les visages.
Après la messe, une marche a été organisée en dépit des efforts déployés par la polic pour la contrer.
les manifestants ont, notamment, crié « Tuez-nous comme vos collègues l’ont fait. Nous nous arrêterons quand nous voudrons ».
Après la marche, les manifestants se sont dirigés vers le cimetière de Mpanda en province de Bubanza (nord-ouest) à plus de 10 km au nord ouest .
L’enterrement qui se déroulait sous un soleil de plomb a pris fin vers la mi-journée sur le son mélodieux des chants de jeunes scouts qui fauisaient leurs adieux à Fleury et Frank.