AA/ Alaa Errimaoui
Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a annoncé, dimanche, que son pays appellera les Etats financeurs de la Cour Pénale Internationale( CPI) à suspendre ou à réduire leur apport en la matière.
Cette déclaration a été faite par le responsable israélien à l’occasion de la réunion hebdomadaire de son Gouvernement, dimanche, a rapporté la radio publique israélienne.
Netanyahu a déclaré « qu’Israël demandera aux pays finançant la CPI de réduire ou de suspendre leur apport financier en réaction à la décision de la procureure générale de la Cour d'entamer une enquête préliminaire sur des crimes de guerre éventuellement commis sur les terres palestiniennes »
Netanyahu n’a pas précisé les pays qui seront sollicités à ce propos. Tel que rapporté par la radio israélienne, Avigdor Lieberman, ministre israélien des Affaires étrangères adressera une requête de ce genre à son homologue canadien actuellement en visite en Israël.
Lieberman a déclaré aujourd’hui « il faut démanteler l’Autorité palestinienne dans sa version actuelle et lui trouver une alternative adaptée en concertation avec la société civile ».
Il a ajouté qu’il est « nécessaire de démettre le président Mahmoud Abbas car il est impossible d’avancer dans les négociations de paix tant que Abbas est à la tête de la direction palestinienne »
Naftali Bennett, le ministre israélien et président du parti d’extrême droite le foyer juif (HaBayit HaYehudi), a, de son côté, appelé à démarrer des projets pour l’édification de nouvelles colonies à Jérusalem et en Cisjordanie en réponse aux démarches de la CPI.
Fatou Bensouda, procureure générale de la CPI avait annoncé vendredi 16 janvier avoir lancé une étude préliminaire sur la situation en Palestine.
La CPI avait précisé dans un communiqué dont Anadolu a eu copie que l’étude préliminaire n’est pas une enquête mais une procédure qui vise à étudier les informations et les données disponibles pour décider, par la suite, si les éléments de base sont disponibles pour engager une enquête conformément au Statut de Rome.