L'assassin présumé des trois religieuses italiennes tuées dimanche dans un couvent de Kamenge, commune de la périphérie de la capitale burundaise Bujumbura, et qui a été arrêté mardi par la police burundaise, est "un déséquilibré mental" du quartier, ont affirmé mercredi à Anadolu plusieurs habitants de Kamenge.
« Ce garçon est connu de tous ici, c’est un fou notoire qui passe tout son temps à déambuler dans la rue, souvent nu », a indiqué un habitant du quartier Mirambo, commune urbaine de Kamenge où la police a déclaré mardi avoir arrêté un certain Christian Claude Butoyi, présenté comme le tueur présumé des trois sœurs.
D'autres témoignages similaires s'accordent à souligner que « la police avait mis la main sur un véritable fou » et qu'il était « étonnant qu'une personne aussi dérangée puisse commettre un crime de la sorte ».
Selon des sources policières, l’assassin présumé a avoué, mardi après-midi, avoir tué les trois religieuses parce qu’ « il s'agit des blancs qui occupaient sa parcelle familiale ».
Au cours d’une conférence de presse organisée le même après-midi à Bujumbura, le porte-parole de la police, Helménegilde Harimenshi a déclaré que « ce jeune homme avait été arrêté à son domicile à Kamenge en possession d’un téléphone portable de l’une des religieuses et d’une clé du couvent ».
Le suspect n’a pas nié les faits, a confirmé un agent de police à Anadolu, qui a également rapporté les propos de l’assassin présumé : « je devais en tuer quatre (religieuses) et comme il n’y en avait que deux quand je suis arrivé au couvent, j’ai pris la clé pour revenir la nuit, ce que j’ai d’ailleurs fait pour tuer la troisième », a ainsi avoué Butoyi, sans justifier sa décision.
Le suspect est toujours entre les mains de la police burundaise qui dit poursuivre ses enquêtes.