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09 Juillet 2021•Mise à jour: 09 Juillet 2021
AA/Istanbul
Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a déclaré vendredi que le soutien du Conseil de sécurité de l'ONU à la médiation africaine dans la résolution de la crise du barrage de la Renaissance renforce les négociations tripartites menées par l'Union africaine.
C'est ce qu'a déclaré le porte-parole du ministère, Dina Mufti, lors d'une conférence de presse dans la capitale, Addis-Abeba, rapporte l'agence de presse officielle éthiopienne.
Mufti a souligné que la décision du Conseil de sécurité de soutenir la médiation africaine pour résoudre le différend avec l'Egypte et le Soudan est une "victoire diplomatique majeure pour le pays".
"Cette résolution du Conseil de sécurité peut être considérée comme une grande percée pour l'Éthiopie et son peuple", a-t-il ajouté.
Le porte-parole a souligné que "malgré les efforts déployés par l'Egypte et le Soudan pour renvoyer la question du barrage au Conseil de sécurité, ce dernier a fini par la remettre entre les mains de l'Union africaine".
A noter que le Conseil de sécurité a tenu une session sur le Grand Barrage éthiopien, deuxième du genre après celle tenue l'année dernière, sans émettre une décision sur le projet de résolution arabe, qui appelle à la poursuite des négociations entre l'Égypte, l'Éthiopie et Soudan pour une durée de 6 mois, afin de parvenir à un accord sur les règles du remplissage et de l’exploitation du barrage.
Le Conseil de sécurité a renvoyé la question à l'Union africaine, appelant les trois pays à poursuivre la voie des négociations, sans fixer de date limite, comme l'ont demandé l'Égypte et le Soudan.
L’Ethiopie a, de son côté, notifié lundi et mardi aux pays en aval du Nil, l'Égypte et le Soudan, du début d'un deuxième remplissage du barrage, sans parvenir à un accord tripartite, ce que le Caire et Khartoum ont rejeté, dénonçant une mesure unilatérale.
Addis-Abeba insiste sur le remplissage du barrage, en juillet et en août prochain, sans procéder à un accord préalable avec les pays riverains, indiquant qu’elle ne souhaite pas porter préjudice à ses voisins, et que l'objectif du barrage est de produire de l'électricité à des fins de développement.
Tandis que l'Egypte et le Soudan insistent de parvenir à un accord tripartite sur le remplissage et l'exploitation du barrage afin d'assurer leur part annuelle des eaux du Nil.
*Traduit de l’arabe par Wejden Jlassi