Ekip
29 Décembre 2021•Mise à jour: 29 Décembre 2021
AA / Addis-Abeba
La toute première commission de dialogue national et de réconciliation a été formée en Éthiopie. Le pays, fracturé par la polarisation ethnique et politique, est entré mercredi dans un long processus de construction d'un consensus national, d'une paix durable et d'une réconciliation en établissant.
Cela intervient après que le parlement fédéral éthiopien a ratifié un projet de loi lors d'un vote à la majorité, a rapporté la chaîne de télévision Fana, affiliée à l'État.
Le projet de loi a été présenté au parlement par le gouvernement du Premier ministre, Abiy Ahmed, qui a promis d'entamer un dialogue national inclusif crédible après la victoire écrasante de son parti (Parti de la Prospérité) aux élections tenues en juin.
La nation multiculturelle de la Corne de l'Afrique, qui compte environ 119 millions d'habitants, est en proie à une polarisation ethnique, politique et religieuse ainsi qu'à des conflits armés qui menacent la stabilité du pays et de la sous-région.
La guerre entre l'armée fédérale éthiopienne et les forces du Front populaire de libération du Tigré (TPLF) enclenché depuis plus d'un an a entraîné la mort de dizaines de milliers de personnes et le déplacement de millions d'autres.
La Commission de dialogue national, composée de 11 membres, est en charge de faciliter "un processus de dialogue et de réconciliation inclusif qui guérira les blessures, établira un consensus sur les questions clés et aidera le pays à résoudre ses problèmes complexes", indique le projet de loi.
Il est à noter que rien n'est encore sûr concernant la participation du TPLF et son partenaire, l'Armée de libération oromo, qui avait été désignée comme groupe terroriste par le Parlement fédéral.
* Traduit de l'anglais par Alex Sinhan Bogmis