Nadia Chahed
20 Juillet 2017•Mise à jour: 20 Juillet 2017
AA/Bujumbura/Jean Bosco
Le président burundais, Pierre Nkurunziza, effectue jeudi une visite officielle en Tanzanie ce jeudi, a annoncé la présidence burundaise dans un communiqué.
Il s'agit du premier déplacement officiel à l'étranger du Président burundais depuis son élection en août 2015 pour un troisième mandat fortement contesté par l'opposition et la société civile.
Sa dernière visite remonte à mai 2015. Le 13 mai, il s’était en effet rendu en Tanzanie pour participer à un Sommet des Chefs d’Etat de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (CAE) sur le Burundi, alors le théâtre des manifestations contre sa décision de briguer un 3eme mandat présidentiel. Le jour même, il était visé par une tentative de coup d’Etat, finalement déjouée.
Pierre Nkurunziza est attendu en Tanzanie, jeudi, pour une visite d’Etat au cours de laquelle il s’entretiendra avec son homologue tanzanien, John Pombe Magufuli, rapporte un communiqué publié jeudi sur le site de la présidence, sans préciser la durée de cette visite.
La présidence indique, en outre que Pierre Nkurunziza est accompagné d’une forte délégation dont des membres du Gouvernement, notamment les ministres de la Sécurité publique, des Relations extérieures et de la coopération internationale, des Finances, du budget et de la planification du Développement, de la Défense nationale et des anciens combattants ainsi que la ministre à la Présidence chargée des affaires de la communauté Est-Africaine.
Des rencontres sont prévues en marge de cette visite dans "l’objectif de renforcer les relations bilatérales, fraternelles entre les peuples burundais et tanzanien", précise encore la présidence burundaise.
Depuis plus de deux ans, le Burundi traverse une grave crise politique et sécuritaire, déclenchée par la décision de Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.
Les violences consécutives a cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 420.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) publié le 17 juillet.