Mohamed Hedi Abidellaoui
26 Janvier 2017•Mise à jour: 26 Janvier 2017
AA/ Bujumbura/ Nzosaba Jean Bosco et Yvan Rukundo
Le major Dieudonné Karashira, chargé des opérations et des renseignements dans le 222e bataillon de Mutukura en province de Cankuzo, dans l’est du Burundi, a été tué par balle dans la nuit de mercredi à jeudi, a appris Anadolu d’une source militaire.
Selon le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée burundaise, cet officier a été tué par un de ses frères d’armes. «Le Major Karashira a été tué cette nuit par un autre militaire lors d’une ronde nocturne, l’auteur de ce meurtre a été arrêté et est sous interrogatoire », a-t-il déclaré à Anadolu.
La tension semble monter d’un cran au sein de l’armée burundaise depuis quelques jours. Le 24 janvier 2017, des hommes armés ont attaqué nuitamment le camp militaire de Mukoni, en province de Muyinga, à 200 km de Bujumbura vers le nord-est du pays. Trois personnes, dont un sous-officier ont été tuées, dans la foulée. Cette attaque a entraîné plusieurs arrestations dans les rangs de l’armée. Bujumbura a présenté les agresseurs comme des bandits armés.
Le Burundi a plongé dans une grave crise émaillée de violences, depuis le dépôt de la candidature du président Pierre Nkurunziza en avril 2015 pour un troisième mandat controversé. Obtenu en juillet de la même année, ce mandat constitue une violation de la Constitution et de l'accord d'Arusha qui a mis fin à la guerre civile de 1993-2006, selon l'opposition, la société civile et une partie de son propre camp.
Les violences générées par les violences ont fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 332 000 personnes à fuir le pays, d'après un rapport de l’Office des Nations unies pour les réfugies(UNHCR) publié le 31 décembre 2016.