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19 Août 2021•Mise à jour: 19 Août 2021
AA/Tunis
Le ministère tunisien de l'Intérieur a fait état jeudi de 9 nouvelles nominations au sein de ses services, qui concernent les hauts postes de direction.
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public par le département de l’intérieur, et consulté par l’Agence Anadolu.
Le communiqué stipule que le ministre chargé de la gestion du département de l’Intérieur, Ridha Gharsallaoui, a décidé jeudi, de procéder à de nouvelles nominations, à savoir :
-Le colonel-major Jaouhar Boudriga: Directeur général des opérations
-Le colonel-major Zouhaïr Tekaya: Inspecteur général de la sûreté nationale.
-Le colonel-major Mourad Hassine: Directeur général de la sécurité publique.
-Le colonel-major Khaled Marzouki: Directeur général des unités d'intervention.
-Le commissaire général de police Sami Yahyaoui: Directeur général des services spéciaux.
-Le colonel-major Adel Khiari: Directeur général des services techniques.
-Le commissaire général de police Najet Jaouadi: Directrice générale de L'Ecole supérieure des forces de sécurité intérieure.
-Le colonel-major Makram Akid: Directeur général du Pôle sécuritaire de lutte contre le terrorisme et le crime organisé.
-Le commissaire général de police Faouzi M'barek: Directeur générale de la mutuelle des fonctionnaires de la sécurité nationale, des prisons et de rééducation.
Le Président tunisien Kaïs Saïed avait décidé, mercredi, de nommer Sami Hichri, directeur général de la sûreté nationale et Chokri Riahi à la tête de la Garde nationale.
Ces deux nominations interviennent à l'issue d'une rencontre, mercredi, au palais de Carthage, entre le chef de l'Etat et Ridha Gharsallaoui, chargé de gérer le département de l'Intérieur, selon un communiqué succinct de la Présidence de la République tunisienne.
Le 29 juillet, Kaïs Saïed avait officiellement désigné Ridha Gharsallaoui pour gérer le ministère de l’Intérieur.
Saïed, avait annoncé, dans la soirée du dimanche 25 juillet, au cours d’une réunion d’urgence avec de hauts responsables militaires et sécuritaires, le limogeage du Chef du gouvernement Hichem Mechichi, le gel des pouvoirs du Parlement pour une durée de 30 jours, ainsi que la levée de l’immunité parlementaire de tous les députés, ce qui implique que le chef de l'État s'arroge le pouvoir de légiférer par décrets présidentiels.
Le chef de l’État tunisien a déclaré avoir pris ces décisions sur la base de l’article 80 de la Constitution, pour « sauver la Tunisie, l'Etat et le peuple tunisien ».
Certains partis politiques, ont considéré lesdites mesures comme un « coup d’Etat contre la Constitution », tandis que d'autres y ont été favorables, estimant qu'il s'agissait d'une « rectification du processus révolutionnaire ».
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail