Lassaad Ben Ahmed
31 Juillet 2018•Mise à jour: 01 Août 2018
AA / Tunis / Bouazza Ben Bouazza
Il a fallu l’intervention de la présidence du gouvernement pour annuler, in-extremis, une grève qui menaçait de paralyser les aéroports tunisiens pendant deux jours, mercredi et jeudi, en pleine saison touristique.
Le débrayage a été évité à l’issue d’une réunion de négociation tenue lundi entre les cadres et agents de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA) et l’autorité de tutelle, selon un communiqué publié par le ministère du Transport dans la soirée de lundi.
Le ministère a également indiqué que les deux parties se sont mises d’accord sur plusieurs points litigieux après l’intervention de la présidence du Gouvernement.
Le secrétaire général de la Fédération générale du transport relevant de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), Moncef Ben Romdhane, avait justifié la menace de grève par la non-application des accords conclus en février dernier prévoyant l’augmentation des primes des agents de l’Office.
Il a déclaré à la presse que si la grève était maintenue, “le minium de sécurité ne sera pas assuré dans les aéroports et par conséquent, aucun avion ne décollera de Tunisie et aucun avion ne va y atterrir non plus", dans les aéroports tunisiens (Tunis-Carthage, Monastir, Djerba-Zarzis, Sfax et Tozeur).
Dans un communiqué publié sur sa page officielle Facebook, l’UGTT a confirmé l’annulation de la grève, “suite à un accord portant satisfaction des revendications des agents (de l’OACA)”.
Cette menace de grève intervenait alors que la Tunisie connaît un boom touristique, après plus de deux ans de chute dans ce secteur frappé de plein fouet par les attentats terroristes perpétrés en 2015 et qui ont causé la mort de dizaines de touristes étrangers.
Les mesures prises par le gouvernement depuis ont permis une amélioration notable du climat sécuritaire et, partant, elles ont favorisé le retour en masse des touristes engendrant d’importantes recettes en devises, à même de renflouer les caisses de l’Etat en panne de ressources.
Selon la ministre du Tourisme et de l’artisanat, Selma Elloumi Rekik, la Tunisie attend l’arrivée, cette année, de plus de 8 millions de visiteurs étrangers, un record par rapport au pic de 2010 (quelque 7 millions), année de référence.