Yosra Ouanes
11 Avril 2017•Mise à jour: 12 Avril 2017
AA / Tataouine (Tunisie) / Haythem Mahdhi
Une grève générale a été observée, mardi, à Tataouine, ville du sud-est de la Tunisie, pour réclamer du travail et des projets de développement pour la région.
La grève, qui n’était initiée par aucun parti politique ni syndicat, a paralysé toute activité dans la province qui compte près de 150 mille habitants. Ainsi, tous les établissements publics et privés ont fermé leurs portes, à l’exception des hôpitaux et des pharmacies qui sont restés ouverts.
Parallèlement, six mille manifestants ont défilé dans les rues de la ville, revendiquant une intégration immédiate dans les sociétés pétrolières implantées dans la région.
«Notre première revendication c’est l’emploi. Nous cordonnons, lors de ce mouvement de protestation, avec tous les jeunes de la province», a déclaré, à Anadolu, Anouar Chetoui, un des organisateurs de la marche.
Commentant les mesures annoncées lundi, par le Premier ministre Youssef Chahed, au profit de la région, Chetoui a indiqué qu’il s’agissait d’anciennes mesures qui remontent à 2012. «Nous allons, peut être, attendre encore cinq ans pour voir ses promesses se concrétiser», a-t-il dit.
«Auparavant, je travaillais dans une société pétrolière. Mais, aujourd’hui je me retrouve au chômage, comme d’autres jeunes diplômés et qualifiés», a indiqué Ayoub Boukhcham, un manifestatnt.
Lundi, le gouvernement tunisien a annoncé une série de mesures pour inverser la courbe du chômage à Tataouine dont la création immédiate de 500 postes d'emploi au sein d’une société publique de la région et l’obligation, pour les compagnies pétrolières, d’un quota de 70% de leur personnel parmi les habitants de la province.
Dans le Sud tunisien, tout particulièrement dans la province de Tataouine, qui compte 149 mille habitants (statistiques officielles 2014), opèrent nombre de sociétés étrangères dans le domaine de la prospection des richesses pétrolières et gazières.