Mona Saanouni
21 Janvier 2019•Mise à jour: 21 Janvier 2019
AA - Tunis - Adel Thabti
Des dizaines de milliers de collégiens et de lycéens en Tunisie ont organisé, lundi, des marches à travers le pays appelant à la reprise des cours suspendus à cause de la grève des enseignants.
Les protestations ont fait suite à une invitation d'étudiants diffusée sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, selon le correspondant d'Anadolu.
Les manifestants ont appelé à la reprise des cours et à la tenue des examens ainsi qu'à la résolution de la crise entre le ministère tunisien de l'Education et le Syndicat de l'enseignement secondaire.
La crise entre le ministère de l'Education et le Syndicat de l'Enseignement secondaire s'est aggravée à la suite de la suspension des négociations, ce qui a provoqué l'annulation des examens prévus le mois dernier.
Lors des manifestations, les élèves ont scandé des slogans tels que "l'élève n'est pas un jouet entre vos mains", a rapporté le correspondant d'Anadolu.
Lyna Boukhari, lycéenne de Tunis, a déclaré lors de sa participation à la marche: "Nous voulons trouver une solution pour la crise entre le Syndicat de l'enseignement secondaire et le ministère."
Boukhari a ajouté à Anadolu que "l'élève est la victime de la politique éducative, et qu'il n'y a plus de temps pour la tenue des examens si la crise persiste".
Cependant, Amal Ajili, étudiante, a déclaré que leur "demande principale est la reprise des cours et la tenue des examens".
Elle a ajouté que les élèves sont le maillon le plus faible du système éducatif.
Des milliers d'enseignements ont pris part à une "Journée de la colère", accompagnée de rassemblements à travers le pays, réclamant "des augmentations de salaire et une réforme de l'éducation". Ils ont également boycotté les examens du premier trimestre.
"Il est possible de redresser la situation si le Syndicat général de l'enseignement secondaire abandonnait l'escalade", a déclaré lundi Hatem Amara, directeur de l’enseignement secondaire au ministère de l’Education.
Les enseignants du secondaire exigent une subvention spéciale (augmentation de salaire), une retraite facultative (55 ans au lieu de 60 ans) et une infrastructure scolaire améliorée.
La Tunisie compte près de 77 260 enseignants aux niveaux préparatoire et secondaire, avec 950 mille élèves.