Mourad Belhaj
21 Août 2020•Mise à jour: 21 Août 2020
AA / Tunisie
Un couvre-feu a été décrété, vendredi, dans les délégations (sous-préfectures) d’El Hamma et El Hamma Ouest, relevant du gouvernorat de Gabès (Sud), suite à l’aggravation de la situation épidémique en Tunisie, et notamment dans cette région du sud tunisien.
Le maire d’El Hamma, Nassef Ennajeh, a déclaré au correspondant de l’Agence Anadolu, que sur les 543 tests de dépistage effectués durant les dernières 24 heures, 46 personnes ont été diagnostiquées positives au virus, ce qui porte le bilan des contaminations dans ces deux délégations à 441 cas, sur les 527 cas confirmés dans l'ensemble du gouvernorat de Gabès.
Nassef Ennajeh a également indiqué qu’une personne avait succombé à la maladie durant les dernières 24 heures, ce qui porte à 5 morts le bilan des victimes du virus dans la région.
Le maire d’El-Hamma a souligné que ces dernières données, malgré leur gravité, devaient être mises en perspective, puisqu’elles montrent que le taux de contamination est passé à 9%, alors qu’il était de 16% voire de 20% lors des séries de tests précédentes.
S’agissant des mesures exceptionnelles prises pour endiguer la propagation du virus dans la région, Nassef Ennajaeh a annoncé que les autorités régionales avaient décidé, vendredi, d’imposer un couvre-feu dans les délégations d'El Hamma et El Hamma-Ouest, qui prendra effet le soir même et durera une semaine, soit jusqu’au 27 août courant.
Le couvre-feu qui s’étendra de 17h à 5h, interdira ainsi aux personnes et aux véhicules de circuler dans les deux délégations, à l’exception des cas sanitaires urgents et des personnes autorisées à travailler de nuit.
Le maire d’El-Hamma n’a pas manqué de souligner que l’hôpital régional souffrait d’un manque d’effectifs en termes de personnels médical et paramédical, de même qu’un manque au niveau des équipements médicaux et des ambulances.
Il a ainsi appelé les citoyens de la région à se conformer aux mesures préventives, telles que la distanciation sociale, le port de masques de protection et de veiller à respecter les normes d’hygiène, en procédant régulièrement au nettoyage des mains à l’eau et au savon.
Nassef Ennajaeh a également souligné que le nombre important de contaminations a nécessité l’intervention d’unités médicales de l’armée, qui ont installé un hôpital de campagne dans la région, procédant à quelque 120 tests de dépistage par jour, depuis leur arrivée.
Ces renforts médicaux ne peuvent néanmoins pas pallier à la création d’un « circuit Covid », précise le maire, appelant à la mise en place de centres destinés à accueillir les patients nécessitant une mise en quarantaine.