Lassaad Ben Ahmed
14 Février 2021•Mise à jour: 14 Février 2021
AA / Peter Kum
A N'Djamena au Tchad, les chefs d’État du G5-Sahel ont déposé, dimanche matin, à la Place de la nation, des gerbes de fleurs et rendu hommage aux martyrs du terrorisme.
Dans un tweet sur sa page officielle, le président tchadien, Idrissi Deby qui accueille cette 7e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etats du G5-Sahel, a indiqué qu’il avait salué « la mémoire des soldats africains et tchadiens tombés sur les différents théâtres d’opérations » dans le Sahel.
Le président Idriss Deby qui a échangé dimanche matin à N'Djamena avec le président de la transition du Mali, Bah N’Daw, sur « les sujets en lien avec la paix et la lutte contre le terrorisme », a souligné qu’« ensemble, nous vaincrons le péril terroriste ».
L’Afrique de l’Ouest et la région du Sahel ont été secouées ces dernières années par un niveau sans précédent de violence terroriste, le nombre de victimes d’attaques terroristes ayant été multiplié par cinq en trois ans au Burkina Faso, au Mali et au Niger, a indiqué un rapport de l’ONU publié en janvier.
Les attaques incessantes contre des cibles civiles et militaires ont ébranlé la confiance dans les pays de la région.
Il a noté que les gouvernements, les acteurs locaux, les organisations régionales et la communauté internationale se sont mobilisés à travers l'Afrique de l'Ouest et le Sahel pour répondre au terrorisme et à l'extrémisme violent et qu'il fallait qu'ils continuent leurs efforts dans ce sens.
Les chefs d’État membres du G5 Sahel vont se réunir dans la capitale tchadienne les 15 et 16 février pour tirer un bilan des engagements pris dans la cité béarnaise lors du le sommet de Pau, dans le sud de la France le 13 janvier 2020.
A N'Djamena , les participants à ce sommet vont lancer une réflexion sur un ajustement de la force française Barkhane, comme l'avait annoncé en janvier le président français Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron, qui participera au sommet du G5-Sahel de N'Djamena par visioconférence en raison de la crise sanitaire, souhaite notamment un engagement croissant de ses alliés européens et un relais politique plus efficace des États africains sur le terrain.