Mohamed Hedi Abdellaoui
27 Janvier 2016•Mise à jour: 27 Janvier 2016
AA/ Bujumbura/ Nzosaba Jean Bosco
«Le Burundi n’a pas besoin d’une force africaine », tel est le message envoyé par le président burundais Pierre Nkurunziza, à l’Union africaine « UA », qui tient son 26e sommet ce week-end à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Pierre Nkurunziza sera, en effet, représenté par son adjoint Joseph-Butore lors de ce rendez-vous panafricain qui focalisera ses travaux sur la crise burundaise.
Joseph Butore qui s’est envolé mercredi vers la capitale éthiopienne a précisé, peu avant son départ, qu’il s’y rend avec un message du président Pierre Nkurunziza. « Nous aurons l’occasion de leur rappeler que le Burundi n’a pas besoin d’une force africaine, la sécurité est effective sur tout le territoire national », a-t-il déclaré dans un point de presse.
Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a autorisé, le 17 décembre 2015, l’envoi d’une mission de 5 000 hommes au Burundi pour stopper les violences dans ce pays. Cette idée est aussi soutenue par l’ONU, dont le Conseil de sécurité a effectué une visite au Burundi les 21 et 22 janvier 2016.
Le Sommet de l’UA se tient les 30 et 31 janvier 2016 à Addis-Abeba, sur le thème « les droits de l’homme ». En prélude, tous les ministres africains des Affaires étrangères sont attendus, mercredi, dans la capitale éthiopienne pour un Conseil exécutif de l'UA, dont le sujet majeur sera le Burundi, enlisé dans une profonde crise depuis huit mois.
Ce pays a plongé dans la violence depuis l'annonce fin avril de la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat qui, selon l'opposition, la société civile et jusqu'à une partie de son propre camp, viole la Constitution et l'Accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile (1993-2006).